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Masques inutilisables en Belgique: l’intermédiaire chinois cherchait des masques sur Facebook et Linkedin

Ce jeudi, on apprenait que les trois millions de masques FFP2 livrés à la Belgique ne répondaient pas aux exigences de qualité, Het Laatste Nieuws s’est interrogé sur la provenance des ces masques.

Temps de lecture: 2 min

Ce jeudi, on apprenait que les trois millions de masques FFP2 qui ont été livrés en Belgique la semaine dernière ne répondaient pas aux exigences de qualité et ont donc été rejetés.

Un problème avait été détecté après la livraison le 2 avril à Bierset. Un contrôle visuel et ensuite un contrôle en laboratoire ont démontré que la qualité requise pour ce type de masque à pièce faciale filtrante n’était pas au rendez-vous.

« Des filtres à café »

Selon Het Laatste Nieuws, il n’est pas étonnant que la Belgique ait acheté des « filtres à café ». D’après nos confrères, certains masques testés obtiennent à peine la note de 7 sur 100 lors des tests de qualité. Selon le fournisseur, bvba Life Solutions, il n’y a pas eu de problème avec la livraison, mais « un malentendu ». Selon lui, aucun laboratoire belge ne peut effectuer les tests de manière approfondie, tandis que les masques livrés ont été testés dans un laboratoire chinois approuvé par le gouvernement.

Pour passer ses commandes, bvba Life Solutions s’adresse à un intermédiaire chinois qui, selon Het Laatste Nieuws, n’aurait pas beaucoup de connaissances dans le monde des affaires. Installé à Shanghai depuis 2012, ce Gantois a essayé toutes sortes de choses : vente de cuisses de poulet, de bouteilles d’eau, organisation d’un festival de musique ou encore la promotion de boîtes de nuit. Début février, l’homme s’est lancé dans la recherche de masques via Facebook ou LinkedIn, notamment. « La signature d’un amateur », selon un homme d’affaires belge actif dans l’importation de matériel médical depuis la Chine.

Cependant, les premières cargaisons livrées par bvba Life Solutions n’ont pas posé problème. Il s’agissait de masques chirurgicaux classiques, aux normes moins strictes que les masques FFP2, beaucoup plus compliqués à obtenir. Beaucoup de faux circulent sur le marché actuellement, reste à savoir si l’intermédiaire chinois ne s’est pas fait berner. L’intermédiaire, Gsai Lee n’a pas répondu aux questions de nos confrères, et conserve tout de même la confiance de l’entreprise Belge.

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13 Commentaires

  • Posté par André Philippe, vendredi 10 avril 2020, 16:22

    Je ne sais pas ce que coûtent des masques FFP2, mais il semble que ce soit plus d'un euro la pièce. Quelle somme l'état belge a-t-il perdue dans cette affaire? Peut-être assez pour acquérir quelques machines à fabriquer des masques.

  • Posté par VAN HOOSTE Christian, vendredi 10 avril 2020, 12:01

    Mille excuses : " conserver " et non " conservé ".

  • Posté par VAN HOOSTE Christian, vendredi 10 avril 2020, 11:59

    Combien de temps encore va-t-on conservé des dirigeants, experts, consultants... aussi compétents ? Usque tandem Catilina abutere patientiam nostram ?

  • Posté par Roger Lorant, vendredi 10 avril 2020, 11:40

    "Masques inutilisables en Belgique: l’intermédiaire FLAMAND EN CHINE cherchait des masques sur Facebook et Linkedin". Ce titre ne serait-il pas plus correct?

  • Posté par Dardenne Didier, vendredi 10 avril 2020, 11:14

    L'entreprise belge qui ne vérifie pas que son fournisseur chinois est compétent, qui ne vérifie pas la qualité du matériel et qui accepte quand même de vendre à l'état belge sans savoir ce qu'il vend exactement devrait faire l'objet d'une plainte pour escroquerie. (au minimum).

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