Des mesures ont été prises pour éviter l’achat de masques déficients selon le ministre De Backer

Des mesures ont été prises pour éviter l’achat de masques déficients selon le ministre De Backer

Il y aura toujours un risque qu’une livraison de masques se révèle de qualité insuffisante mais, depuis lors, des mesures ont été prises pour réduire cette possibilité au maximum, a indiqué vendredi le ministre en charge du matériel médical, Philippe De Backer.

Le ministre a révélé jeudi à la Chambre que trois millions de masques FFP2 livrés la semaine passée étaient d’une qualité insuffisante pour être utilisés comme tels. Ces masques à pièce faciale filtrante, protégeant l’entourage du porteur et le porteur lui-même, sont en pénurie et les commandes doivent se faire via un marché international en pleine tension vu l’ampleur de la pandémie.

Le quotidien « Het Laatste Nieuws » a retracé la façon dont l’achat des 3 millions de masques s’était déroulé. Il en ressort que c’est une entreprise de Zulte qui a reçu la commande, celle-ci travaillant ensuite avec un intermédiaire chinois qui cherche des masques via les réseaux sociaux.

Le cabinet du ministre n’a pas voulu donner de détails. Il a toutefois précisé qu’une procédure approfondie avait été mise en place depuis lors afin d’éviter au maximum la répétition d’un tel incident.

Une équipe d’acheteurs professionnels se consacre exclusivement à la recherche du matériel de protection. Lorsqu’une offre est faite, il est procédé à une analyse comptable de la société, des certificats sont demandés, etc. « C’est nécessaire car il y a des faux certificats qui circulent », a expliqué la porte-parole du ministre.

Un service se rend aussi sur place pour contrôler les lots et les usines. Dès que les masques arrivent en Belgique, l’Inspection économique et l’Agence fédérale des médicaments procèdent à un contrôle. Si un doute surgit, un contrôle est réalisé dans un laboratoire belge. Le matériel n’est livré aux institutions de soins que lorsqu’il y a une certitude sur la qualité.

Les trois millions de masques non conformes ont fait l’objet d’un procès-verbal de manière à récupérer la somme dépensée.

 
 
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