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Coronavirus: la diplomatie médicale, une aide à peine désintéressée

Livraisons de masques, de respirateurs, prêts de médecins et de personnel médical, accueil de patients : la diplomatie médicale est à la mode en période de pandémie mondiale. Cette solidarité à peine désintéressée est surtout une question d’image et d’influence pour des pays comme Cuba, la Chine ou la Russie. Le « softpower » version covid-19 a de beaux jours devant lui.

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Chef du service Monde Temps de lecture: 5 min

Le concept de « diplomatie médicale » n’est pas nouveau mais il a repris de la vigueur avec la lutte mondiale contre le coronavirus. « Elle a toujours existé dans le cadre de la coopération internationale et de la coopération au développement. Dans ce cas-ci, certains Etats surfent clairement sur l’occasion. Ce n’est jamais totalement désintéressé », explique Tanguy de Wilde, professeur de relations internationales à l’UCLouvain.

Trois pays s’illustrent tout particulièrement dans ce qu’on peut appeler le « business humanitaro-sanitaire » : la Chine, Cuba et la Russie à des degrés divers. On peut y ajouter le Vietnam qui le fait aussi pour contrecarrer les efforts chinois.

Cette diplomatie médicale agace en Europe, surtout quand elle vient de Chine ou de Russie et qu’elle vise à miner la coordination européenne dans la lutte contre la pandémie… venue de Chine justement.

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