Joachim Coens, le président du CD&V, «rêve d’un nouveau modèle économique» après la crise du coronavirus

Joachim Coens, le président du CD&V, «rêve d’un nouveau modèle économique» après la crise du coronavirus

Joachim Coens, président de CD&V, rêve d’un « nouveau modèle économique » après la crise du coronavirus. Il estime également que le gouvernement devrait oser s’appuyer sur la responsabilité de la population au lieu d’introduire des systèmes « draconiens » de contrôle social. Ce sont là deux des dix leçons pour l’avenir que Joachim Coens tire de la crise sanitaire actuelle. Dans un long texte sur Facebook, le président de CD&V invite les autres à se joindre à lui pour réfléchir à « la manière dont nous pouvons transformer les leçons de cette crise en actions politiques ».

Le président de CD&V, Joachim Coens, a profité du week-end de Pâques pour réfléchir aux leçons qu’il pouvait tirer de la crise du coronavirus. Dans un message détaillé sur Facebook, il invite également les autres à « travailler ensemble pour trouver des solutions pour un monde meilleur après cette crise ».

Coens lui-même énumère déjà dix leçons. Par exemple, la crise du coronavirus a rapidement fait comprendre à de nombreuses personnes que les questions matérielles sont moins importantes que les questions immatérielles telles que la santé et les contacts sociaux. « Dans un pays d’abondance, on ose oublier, mais l’essence du bonheur réside dans une vie saine, avec les gens et leur connexion mutuelle ».

Selon lui, la crise a également conduit à une appréciation justifiée des personnes dans des secteurs essentiels, allant du personnel de santé au personnel des grands magasins et aux chauffeurs de bus. « Ce ne sont pas les gestionnaires de fonds spéculatifs mais les éboueurs, les vendeurs ou les gardiens de personnes âgées qui maintiennent le pays en ordre et sont les héros de la société. Notre plus grand capital est du côté de la population », écrit-il.

La crise fait même rêver Coens d’un nouveau modèle économique, « dans lequel non seulement le profit en chiffres mais aussi la valeur ajoutée pour la société comptent ». Ce système économique différent pourrait également tenir compte de ce que les entreprises signifient pour leur personnel, pour l’environnement et pour la société. « Si cette valeur ajoutée n’existe pas, elle doit suivre une autre voie, par exemple en payant les cotisations d’une autre manière.

Coens estime également que le gouvernement devrait oser compter sur la responsabilité de sa population. Selon lui, donner confiance à la population est préférable à des formes drastiques de contrôle social. « Le gouvernement ne devrait pas les prendre (la population, ndlr) comme des enfants, mais comme des citoyens concernés par sa politique. Les dénonciations et les drones ne sont alors pas nécessaires, pas plus que le contrôle social draconien ».

 
 
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