En Europe, la fin des grands partis mène au blocage politique

En Espagne ce week-end, la surprise a été créée par le parti d’extrême droite Vox qui a plus que doublé son nombre de sièges, passant de 24 à 52, pour devenir le troisième parti d’Espagne. Et affaiblir encore le Premier ministre socialiste sortant Pedro Sanchez. © AFP.
Europe
Analyse
Angela Merkel s’est retrouvée fort isolée au sein même du PPE. On se souviendra peut-être de ce dimanche comme de la fin de la domination de la chancelière sur sa famille politique européenne.
Pas sûr que la nuit de dimanche à lundi suffira aux 28 réunis en sommet pour désigner les dirigeants de l’Union.
Si le poste de président du Conseil revient à un libéral, dans les circonstances actuelles, Charles Michel aurait de bonnes chances de l’obtenir.
Le libéral gantois a la réputation d’être prêt à beaucoup quand il s’agit de ses ambitions personnelles.
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Donald Tusk a été mandaté pour négocier le choix du prochain président de la Commission européenne.
Charles Michel au sommet européen ce mardi 28 mai. © EPA
Van Grieken a réalisé une bonne campagne en jouant sur son image «
plus lisse
» de «
gendre idéal
».
L’arrivée du FvD, parti populiste europhobe fondé il y a tout juste deux ans, a cette année, cannibalisé l’extrême droite.
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Pour Emmanuel Macron, «
il faut une coalition plus large
» au Parlement européen, «
où les équilibres seront beaucoup mieux respectés
».
Pour Emmanuel Macron, «
il faut une coalition plus large
» au Parlement européen, «
où les équilibres seront beaucoup mieux respectés
».
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© Belga
Mark Rutte, Charles Michel, Pedro Sanchez et Antonio Costa (de g. à dr.)
: socialistes et libéraux ont décidé de ne plus laisser le PPE imposer ses vues.
Emmanuel Macron s’est condamné au rôle peu enviable de spectaculaire perdant.
Le Premier ministre Theresa May et le président du conseil européen Donald Tusk.
©AFP
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© AFP