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Coronavirus: 1.500 binationaux bloqués au Maroc se sont inscrits pour être rapatriés, annonce Goffin

Le ministre belge des Affaires étrangères explique au « Soir » qu’il continue la négociation avec le Maroc. Ce pays a enfin accepté le principe des rapatriements sur base humanitaire des Belgo-Marocains coincés sur son sol. Ils sont nombreux.

Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

Nous l’annoncions hier après-midi : la Belgique est arrivée à un accord avec le Maroc en vue de procéder au rapatriement d’une bonne partie des binationaux coincés au royaume chérifien en raison de la crise du coronavirus et de la fermeture des frontières et espaces aériens. Le ministre belge des Affaires étrangères Philippe Goffin nous a donné des précisions ce lundi.

« Nous avons reçu quelque 1.500 demandes de rapatriement après avoir envoyé des messages aux personnes concernées, nous dit-il. C’est beaucoup. C’est la première étape : l’identification des cas. Ensuite, il leur faudra remplir un questionnaire que nous enverrons de manière à vérifier si chacun remplit les critères exigés, à savoir pouvoir prouver par des éléments probants des raisons humanitaires ou des raisons sociales pour rentrer en Belgique. Enfin, dernière étape, nous organiserons des vols vers la Belgique à partir des régions où ces personnes sont bloquées pour le moment. » Dans son mail aux personnes concernées, dimanche, l’ambassade belge à Rabat demandait à ses correspondants belgo-marocains de répondre au plus tard pour le 17 avril.

Rabat devra valider la liste

Le déblocage – encore à mettre en œuvre concrètement – semble donc se dessiner. Comment expliquer l’évolution positive d’un dossier qui se trouvait en panne de solution en raison des autorités marocaines qui, jusque-là, ne voulaient considérer les binationaux que comme Marocains ? « Nous avons insisté auprès de la partie marocaine, explique Philippe Goffin, rappelé nos bonnes relations historiques, fait valoir les critères humanitaires, le critère du domicile habituel, les situations de santé comme les traitements médicaux, les situations familiales avec des mineurs en cause, ou sociales avec les emplois en jeu. Mais n’oublions pas qu’en fin de compte ce sera aux autorités marocaines de valider notre liste. »

Le ministre belge se veut à la fois optimiste et prudent. « Certes, je remercie tous ceux qui s’impliquent dans ce dossier, mais nous sommes loin d’en avoir terminé, il y a encore du pain sur la planche, des négociations à mener à leur terme, et des étapes à franchir avant de pouvoir clore cette affaire. » Nul doute qu’une fin heureuse ne satisferait pas que les intéressés mais aussi un ministre parfois mis en cause sur les réseaux pour son « abandon » allégué des Belgo-Marocains, et qui n’a cessé de clamer sa bonne foi, renvoyant vers le Maroc la responsabilité d’une situation où souffrances et anxiété se sont additionnées au grand désarroi de centaines de personnes.

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