Festival d’annulations à venir dans les festivals français

Ni gradins ni public dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes cet été.
Ni gradins ni public dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes cet été. - Christophe Raynaud de Lage

C’est désormais décidé, le Festival d’Avignon 2020 n’aura pas lieu. Lundi soir, deux heures à peine après l’intervention télévisée d’Emmanuel Macron annonçant que les festivals seraient interdits jusqu’à la mi-juillet, Olivier Py, directeur de la manifestation, a annoncé l’annulation pure et simple de celle-ci. On s’y attendait mais la semaine dernière, le metteur en scène français avait encore laissé planer le doute, parlant de démarrage plus tardif ou même de report au mois d’août.

Désormais, les choses sont claires et Avignon vivra, pour la première fois depuis 1947, un été sans files devant la Cour d’Honneur, sans spectacles dans tous les coins de la ville et sans terrasses remplies du matin au soir.

Si cette institution théâtrale a été la première à annoncer son annulation, beaucoup d’autres devraient suivre dans les prochaines heures. Outre d’innombrables festivals musicaux aux quatre coins du pays, les grands événements se concentrant essentiellement dans le Sud devraient tomber les uns après les autres.

À Lyon, les Nuits de Fourvières (du 2 juin au 30 juillet) seront au minimum largement amputées. À Montpellier où Le Printemps des Comédiens avait déjà jeté l’éponge, la 40e édition de Montpellier Danse prévue du 20 juin au 8 juillet devrait faire de même. Même chose pour le Festival de Marseille (du 19 juin au 9 juillet). Côté lyrique, le Festival d’Aix-en-Provence (du 30 juin au18 juillet) devrait suivre le mouvement de même que les Chorégies d’Orange (du 19 juin au 1er août) qu’on voit mal exister uniquement durant quelques jours fin juillet. Si certains spectateurs espèrent encore un report, on voit mal comment des manifestations de cette taille, nécessitant d’importantes infrastructures en plein air à reconstruire chaque année et des engagements d’artistes pris de longs mois à l’avance, pourraient être simplement déplacées.

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Véritable catastrophe pour le secteur, notamment pour les nombreux intermittents du spectacle travaillant sur ces diverses manifestations, toutes ces annulations devraient peser lourd également dans l’économie d’une région où elles attirent chaque année des foules d’amateurs de spectacles occupant en masse hôtels, locations saisonnières, restaurants, etc.

 
 
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