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Les mesures strictes de confinement ont un impact très faible sur la propagation du coronavirus, selon une étude belge

Les chercheurs ont comparé la situation en Belgique et aux Pays-Bas.

Temps de lecture: 2 min

Les mesures les plus strictes de confinement en vigueur en Belgique ont un impact très marginal, ressort-il d’une étude comparative menée par Vincent Laborderie de l’UCLouvain, qui bien que « non finalisée » présente des résultats « suffisamment significatifs pour être diffusés ».

L’étude met en comparaison l’évolution de nouveaux cas détectés et du nombre de nouvelles hospitalisations en Belgique et aux Pays-Bas. L’objectif est donc de comparer les performances de lutte contre la pandémie entre les deux pays qui ont adopté une approche différente : celle des Pays-Bas étant moins stricte. Chez nos voisins du nord, le respect de la distanciation sociale est la règle et les citoyens sont invités à se confiner, mais n’y sont pas contraints légalement. Les commerces qualifiés de non-essentiels sont restés accessibles et le télétravail est encouragé mais pas obligatoire.

Il ressort de l’analyse comparative que pour « les nouveaux cas détectés quotidiennement, la différence entre les courbes belges et néerlandaises est infime » alors que voilà environ un mois que les deux approches sont effectives.

« Ce résultat surprenant doit conduire à remettre fondamentalement en cause l’idée, à la base de toute politique de confinement, selon laquelle il faut être le plus restrictif possible pour être efficace », estime l’auteur de l’étude. Il indique également que « l’on peut même avancer que le confinement strict a des effets pervers sur la santé, et donc sur la gravité des symptômes en cas de contact avec le covid-19 ».

Alors que le Conseil national de sécurité se réunit dans l’après-midi pour aborder notamment la question du prolongement des mesures en vigueur, l’auteur recommande leur suppression et la transition vers le niveau de contraintes en cours aux Pays-Bas. « En effet, on peut difficilement croire qu’un niveau de contraintes suffisant pour aplanir la courbe aux Pays-Bas va provoquer un rebond de l’épidémie en Belgique. Cela permettrait de rendre un prolongement du confinement plus acceptable pour la population et donc plus viable. »

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36 Commentaires

  • Posté par brenes norbert, jeudi 16 avril 2020, 12:06

    La grande majorité des experts (en tout cas en France et en Belgique, pays que je connais le mieux) se sont initialement trompés en nous racontant à longueur de journée que le covid-19 n'était qu'une petite grippe. Ils nous ont ensuite donné de multiples informations toutes plus contradictoires les unes que les autres (sur l'efficacité des masques pour combattre l'épidémie, la distance de sécurité, la durée de survie du virus sur surface inerte, la durée pendant laquelle on reste contagieux après une infection ...). La vérité d'aujourd'hui c'est le confinement strict. Elle peut encore changer diamétralement demain. Ce ne serait pas la première fois dans l'histoire que cela se produit.

  • Posté par Zannoni Daniele, mercredi 15 avril 2020, 20:34

    Il faut compter aussi la résistance de la population aux virus aussi...Il y à certains pays en Europe où la grippe classique fait toujours plus des victimes..Les allemands sont les moins touchés normalement...

  • Posté par André Philippe, mercredi 15 avril 2020, 19:26

    La conclusion de cette étude n'aurait rien d'étonnant, mais juste sur base d'une comparaison entre deux pays, ce n'est pas à prendre pour argent comptant. Quant à l'opinion contraire des experts du gouvernement belge, ce serait quand-même bien qu'ils nous fournissent les données qui les rendent si certain que la courbe ne redescend pas simplement parce que le virus achève sa course naturelle dans la population.

  • Posté par Dehon Jérôme, mercredi 15 avril 2020, 17:38

    Dites la Rédaction, publier un titre affirmatif sur base d'une étude "non finalisée", ce n'est pas vraiment sérieux. Un peu de rigueur s'il vous plait !

  • Posté par Ask Just, mercredi 15 avril 2020, 17:36

    "L’étude met en comparaison l’évolution de nouveaux cas détectés et du nombre de nouvelles hospitalisations en Belgique et aux Pays-Bas. " Et paf, voilà que l'auteur se prend les pieds dans le tapis de son "wishful thinking" dès le design de son "étude". Les systèmes de soins ne sont pas comparables aux Pays-Bas et en Belgique. Les assureurs privés néérlandais étant fort peu enclins à honorer leur nom d'assureur, et les médecins étant bien briefés en ce sens, il en faut beaucoup pour être hospitalisé là-bas. Or, n'étant testé que si hospitalisé, il est facile de rater ainsi un nombre important de cas sévères et de décès. La surmortalité anormale en ce moment aux Pays-Bas a peu de chance de s'expliquer par la listéria dans le Gouda... Vu tous les biais dans la détection du virus, seule l'étude des taux de surmortalité donnera au final une idée de la sévérité de l'épidémie dans chaque pays/région. D'aucun que chacun aura intérêt à minimiser son nombre de cas détectés pour justifier a posteriori de l'efficacité de la réponse déployée

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