Enseignement: épreuves annulées pour tous, nouvelle matière pour les rhétos

Enseignement: épreuves annulées pour tous, nouvelle matière pour les rhétos

Historique. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier la fin d’année de plus d’un million d’élèves et étudiants francophones. Historique parce qu’en prolongeant le confinement jusqu’au 3 mai – minimum – le gouvernement fédéral permet à la ministre de l’Education Caroline Désir (PS), d’officialiser ce qu’elle annonce depuis une dizaine de jours : en l’absence de reprise des cours le lundi 20 avril les épreuves externes certificatives (CEB pour le primaire, CE1D pour le milieu du secondaire, CESS pour les rhétos) sont tout simplement annulées. Deux logiques se complètent dans cette décision ? Un : « Nous n’avions pas le choix », explique-t-elle, « il devenait impossible d’organiser des épreuves sur une matière qui n’a, en partie, pas été vue. » Deux : « Il nous semble plus utile de consacrer le temps encore disponible cette année, après le 3 mai, à voir de la matière plutôt qu’à organiser des examens, c’est le bon sens. » L’idée, à ce stade, est donc de faire travailler les élèves le plus loin possible dans l’année, jusqu’au 26 juin si possible, en sacrifiant au passage les traditionnels jours blancs.

Aucune évaluation d’ici là ? Des bilans internes, sur la matière vue, pourront tout de même être organisés. « Logique », reprend Caroline Désir, « certains élèves comptent sur la fin d’année pour se refaire dans l’une ou l’autre matière où ils auraient rencontré des difficultés passagères, on ne peut pas les en empêcher. Donc des petits bilans et/ou interrogations seront possibles. Pour le reste, nous comptons sur la bienveillance des conseils des classes. »

Par contre, une option reste à discuter : le sort des élèves dans les classes terminales de secondaire. « Jusqu’à présent, personne ne peut voir de nouvelle matière pendant le confinement mais, sachant que ces élèves doivent pouvoir s’orienter ou travailler dès septembre, on pourrait relâcher cette disposition. Nous en parlerons avec le secteur dès lundi. »

Notons que les garderies resteront ouvertes avec, probablement, davantage d’élèves suite à la réouverture de certains secteurs d’activité.

Pour les autres – les 200.000 étudiants du supérieur – aucun changement : pas de cours en présentiel pendant le confinement. On sait que pour les universités, l’affaire est réglée : elles ont décidé de donner cours à distance jusqu’à la fin de l’année. Pour les hautes écoles, la souplesse reste de mise jusqu’au 10 juillet, pour autant que le confinement lève ses effets d’ici là.

 
 
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