Pour Tom Dumoulin, la donne est claire: «Un stage en altitude est indispensable pour briller sur le Tour de France»

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Bien qu’il reste encore beaucoup de questions, le Néerlandais Tom Dumoulin s’est réjoui mercredi de la nouvelle date de départ du Tour de France cycliste fixée au 29 août. « Que ce ne soit plus fin juin, on l’avait vu venir », a dit le Néerlandais, qui vit dans la ville limbourgeoise de Kanne (dans l’entité de Riemst), à l’agence néerlandaise de presse ANP. « Maintenant que nous savons cela, nous pouvons commencer à élaborer un programme sérieux. »

En fait, il n’a pas encore la tête à ça, la lutte contre le coronavirus occupe davantage le vainqueur du Giro 2017 et le second du Tour 2018. « C’est beaucoup plus important », dit le coéquipier de Wout van Aert à Jumbo-Visma.

Mais maintenant qu’une date est fixée, il s’agit de se préparer. « Un stage en altitude, c’est le plus important. Si je n’ai pas pu m’entraîner dans les Alpes en juillet, je ne participerai pas à la victoire finale », déclare Dumoulin, 29 ans, qui attache moins d’importance à une éventuelle performance en course avant le Tour.

« Tant d’intérêts en jeu »

« Je peux m’entraîner de manière très spécifique. Une course de préparation serait bien, mais pas nécessairement indispensable. Sans entraînement en altitude, je peux encore faire un bon Tour pour l’équipe. Mais il est hors de question que vous puissiez rivaliser pendant trois semaines avec les meilleurs coureurs du classement général qui viennent des montagnes d’Andorre ou de Colombie par exemple ».

Il comprend que l’organisation du Tour ait voulu attendre longtemps et qu’en fait, elle n’ait pas voulu décider du calendrier avant la mi-mai. « Tout comme les Jeux Olympiques (qui ont été déplacés en 2021, ndlr). Il y a tant d’intérêts en jeu ».

Dumoulin pouvait même imaginer un Tour sans public. « Nous sommes dans une situation tellement fragile en ce qui concerne le sport. Nous sommes dépendants du parrainage. Le maintien du Tour est très important. Je suis heureux qu’il y ait maintenant une tentative de sauver en partie l’année cycliste. Mais nous savons aussi que, pour l’instant, c’est le coronavirus qui va tout déterminer ».

Les questions sont nombreuses. Pourra-t-il se préparer de manière optimale ? Les coureurs doivent-ils être contrôlés quotidiennement ? « Je peux certainement imaginer quelque chose à ce sujet. Dans un peloton comme celui-ci, les particules de salive volent tout autour. Si un coureur a un rhume à Paris-Nice, tout le peloton rentre chez lui avec un rhume. Ce sera pareil avec le coronavirus ».

 
 
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