Accueil Société

Nouvelles économies dans les hôpitaux: la pilule n’est pas passée

La Chambre a examiné jeudi un projet de loi pour réaliser 96 millions d’économies dans le secteur des médicaments. Une partie bénéficiera au patient mais une autre, 48 millions environ, devra être supportée par les hôpitaux.

Article réservé aux abonnés
Chef du service Société Temps de lecture: 3 min

Projet de loi portant exécution des mesures d’économies relatives aux spécialités pharmaceutiques dans le cadre du budget soins de santé 2020 »… L’ordre du jour de la séance plénière de la Chambre de ce jeudi après-midi comportait un imposant document – 252 pages tout de même – visant à amplifier les économies dans le secteur du médicament. « Les économies portent sur 96 millions d’euros », dit la députée CDH Catherine Fonck, « imposées dans le cadre du budget 2020 de l’Inami. »

Pour faire bref, c’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle pour le patient qui devrait voir le ticket modérateur d’un certain nombre de « vieux médicaments » se réduire via des diminutions de prix imposées aux fournisseurs pour des spécialités déjà anciennes (les parts respectivement à charge de l’État et du malade seront en baisse). On parle de la moitié des économies environ.

Cet article est réservé aux abonnés

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

J'en profite

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

20 Commentaires

  • Posté par Nijs Eric, jeudi 16 avril 2020, 20:49

    Le personnel soignant doit apprecier... quel manque de respect! Faisons plutot des economies en re-federalisant, cela ferait des economies d’echelles bien plus importante .

  • Posté par Lhoest Roger, jeudi 16 avril 2020, 19:45

    Et si le fédéral procédait aux adjudications générales des médicaments pour tous les hôpitaux, n'auraient-on pas de meilleurs prix ? Comme pour les masques. Non, finalement, vaut mieux pas !

  • Posté par Legarou Marcel, jeudi 16 avril 2020, 19:42

    @Pierre Hostiaux : Cette loi sur les marchés publics est déjà respectée, mais des contrats cadres, conclus sur base de cette loi, sont déjà en cours ( " les contrats de fourniture en cours ne sont pas renégociables" ). Ignorant superbement ces contrats en cours, on demande aux hôpitaux un effort complémentaire sur des fournitures couvertes par ces contrats cadres. L'objectif caché de ces manaoeuvres ce sont des hôpitaux à deux vitesses comme aux E.-U. Des privés qui facturent nettement plus pour une médecine correcte, voire très bonne, et les autres, à service minimum, avec par exemple des médicaments génériques conçus il y a dix ans, pour le vulgus. Impopulaire et juste ? Terriblement actuelle en tout cas.

  • Posté par Hostaux Pierre, jeudi 16 avril 2020, 20:18

    Je serai très intéressé si vous pouviez me citer un hôpital effectuant des marchés publics sur le matériel chirurgical conventionnel tel que les trocarts, custom packs, agrafe digestive, pince, .... la forfaitarisation du financement tel qu'elle a été initiée en 2014 entraîne des pertes importantes au sein des institutions n'ayant pas investit dans leur politique d'analyse de leur coût versus leur financement. Accords cadre pour le matériel forfaitaire? Un exemple svp!! Dynamique étatique ou défaillance managériale ? Et on peut ouvrir le débat pour les implants dont le prix est fixé par le remboursement quelque soit la diversité de la concurrence. N'y a t'il pas une obligation de marché publique pour du matériel représentant des coûts de plusieurs centaines milliers d'euro par institution. Enfin, je suis vraiment intéressé par vos connaissances sur le sujet si vous en avez.

  • Posté par Hostaux Pierre, jeudi 16 avril 2020, 18:27

    Va t'on se diriger enfin vers un respect de la loi sur les marchés publiques au sein des hôpitaux? L'achat des médicaments, des dispositifs médicaux et des implants n'utilisent que trop rarement ce mode d'achat malgré les montants et les économies importantes pouvant en résulter. Un petit coup de pression financière adressé au management hospitalier n'est pas toujours négatif. L'actualité rendra cette mesure impopulaire malgré sa justesse.

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs