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Le directeur du CHU Saint-Pierre: «Il faut briser le tabou de la fin de vie»

Et si on réinventait la politique de santé ? Considéré comme un des meilleurs au monde, le système belge n’en montre pas moins ses failles. Des experts s’interrogent. D’autres proposent des pistes de solution, à l’instar de Philippe Leroy, directeur général du CHU Saint-Pierre.

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Chef du service Société Temps de lecture: 5 min

Critiquer gratuitement le gouvernement actuel ? Philippe Leroy, médecin et directeur général du CHU Saint-Pierre, ne mange pas de ce pain-là. Il serait plutôt du genre « constructif », « sélectif », prêt à souligner positivement la création des réseaux hospitaliers tout en déplorant amèrement la réduction aveugle des durées de séjour qui contribuent à étouffer le personnel.

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3 Commentaires

  • Posté par Wafellman Fabienne, vendredi 17 avril 2020, 11:30

    Deux choses. La première, mes parents ayant économisé toute leur vie pour ne jamais dépendre de leurs enfants, nous avons - en accord avec eux - décidé d'un premier mouvement de leur appartement vers un apparthôtel (très mauvaise solution, un premier déchirement de se séparer d'objets et de souvenirs auxquels on tient). Ensuite une MRS privée sans lésiner sur la qualité et donc le prix (super mais en 3 ans, 4 directeurs/trices avec une déliquescence des services malgré mes contacts constant et constructifs). Décès de mon Papa, on déménage Maman vers une nouvelle MRS de haut niveau (nouveau déchirement, mais avec sa totale approbation). Au départ très bien, puis changement de direction, personnel incomplet, restauration de moins en moins acceptable et j'en passe et de pire en pire. La seconde chose, ma Maman de 94 ans a, avec mon soutien, demandé à son médecin de l'aider à mourir en douceur et sans souffrance. Toutes ses facultés et fonctions disparaissaient, plus de déplacement, la vue et l’ouïe qui diminuent, la dépendance totale pour tous les actes du quotidien mais aucune maladie autre que la grande vieillesse. Son argument : j'ai eu une belle vie (pourtant pas facile), maintenant je voudrais qu'elle se termine. Son médecin l'a entendue et lui a exposé les conditions, l'avis de 3 médecins donc un psy, ensuite la décision d'un juge. Dans son état, ces démarches étaient insurmontables. Elle a donc végété encore 2 ans, avec entre-temps, une chute lors de ses soins suivie d'une prothèse de hanche, puis retour à la MRS alitée en permanence avec des problèmes de déglutition, une alimentation liquide et, enfin, son cœur a laché. Nous ne voulons pas de cela pour nous, ni pour nos proches. Donc, nous avons pris nos précautions pour, lorsque notre autonomie avec toutes les aides à domicile existantes sera inacceptable, nous partirons à notre heure, peut-être même ensemble mais sans souffrance. Tout le reste est littérature.

  • Posté par Lambert Louis, vendredi 17 avril 2020, 15:57

    Chère Madame, je suis désolé de lire ce qui est arrivé à votre mère mais je me dois de vous dire que vous en êtes un peu responsable. Il existe depuis 2002 une loi qui réglemente l'euthanasie et votre mère semblait parfaitement dans les conditions pour en bénéficier. Seulement... il fallait le prévoir, la loi demandant notamment que la personne en fasse la demande répétée et confirmée tous les 5 ans. Mes deux parents sont morts tranquillement chez eux, sans avoir besoin de faire intervenir un juge, seulement l'avis du médecin de famille (qui a pratiqué l’euthanasie à domicile) et d'un spécialiste qui a attesté de la réalité de leurs souffrances. Je ne sais pas quelles sont les "précautions" dont vous parlez mais je vous conseille vivement de consulter l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) qui vous aidera dans les démarches nécessaires.

  • Posté par De Villers Léopold, vendredi 17 avril 2020, 8:50

    renforcement des soins à domicile? J'ai connu cette situation chez mes beaux parents. En ce qui concerne les soins infirmiers il n'y avait pas de problème , pour la livraison des repas à domicile le système fonctionnait très bien mais, pour les aides à domicile ( nettoyage, repassage, lessive ) c'était nettement moins bien. Si certaines aides ménagères était bien d'autres et beaucoup d'autres ne faisaient rien ou presque . J'en ai même connu une qui mangeait avec ma belle mère et qui s'en allait sans même faire la vaisselle. Oui pour les soins à domicile mais, avec un minimum de contrôle des prestations

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