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Marius Gilbert au «Soir»: «On a laissé les maisons de repos livrées à elles-mêmes face à l’épidémie»

L’épidémiologiste Marius Gilbert revient sur les « ratés » de communication autour des visites dans les maisons de repos. Et détaille au « Soir » sa vision du déconfinement.

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Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 11 min

Parfois, Marius Gilbert sort de la télé pour venir à la rencontre du Soir. Enfin, « rencontre » : il faudra se limiter au téléphone, histoire d’éviter un déplacement non essentiel. Pendant une heure, l’épidémiologiste de l’ULB partage son regard sur la situation de l’épidémie en Belgique, avec un focus particulier sur les maisons de repos. Lui qui fait désormais partie du GEES (groupe en charge du déconfinement formé par Sophie Wilmès) présente aussi sa vision de sortie de crise, dont la date de départ est fixée au 3 mai.

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19 Commentaires

  • Posté par Marquebreucq Micheline, mardi 21 avril 2020, 13:25

    On a laissé les maisons de repos… Sans aucun doute. Mais qui, parmi les politiciens, les infectiologues, les experts en tout genre, les bourgmestres et autres acteurs, qui a songé un seul instant à toutes les personnes âgées qui vivent en communauté avec leurs enfants (et parfois leurs petits-enfants). Qui a songé à ma maman, âgée de 93 ans, qui vit chez moi.. Qui a songé à moi, son infirmière 24h sur 24h et aux autres membres de la famille qui agissent de concert pour la protéger au maximum. Qu'avez-vous prévu lors du déconfinement ? Un masque, un test ? Je suis révoltée par l'indifférence générale.

  • Posté par Reginster Jean-luc , dimanche 19 avril 2020, 15:43

    Le titre est un peu trompeur. Le "ON a laissé les maisons de repos ..." semble viser les dirigeants politiques. Mais le contexte de la réponse induit une responsabilité plus large: tous les intervenants de la chaîne des décisions, les experts en tête , ont fait le choix délibéré d'un objectif prioritaire de préserver la disponibilité hospitalière. Avec une réussite incontestable. Mais cela impliquait nécessairement de laisser les MRS de côté. Or le Covid-19 s'attaque prioritairement aux personnes âgées qui sont, pour la plupart, regroupées dans des MRS qui n'ont pas de personnel qualifié pour diagnostiquer et traiter des malades. Les médecins généralistes qui leur sont souvent attachés ne se déplaçaient plus et les infirmières itinérantes qui s'y rendent ont dès le départ été négligées, elles l'ont immédiatement dénoncé. Le sentiment émerge que le système hospitalier s'est délibérément replié sur lui-même. A tort ou à raison, l'avenir le dira sans doute. Mais les gouvernants politiques n'avaient probablement pas grand-chose à voir dans ce choix.

  • Posté par Szabo Bertrand, lundi 20 avril 2020, 16:20

    Le titre est même plus qu'un peu trompeur, il est racoleur et intellectuellement malhonnête. D'abord en supprimant la locution "un peu" qui en limitait fortement la portée, ensuite en faisant abstraction de l'ensemble nuancé des faits exposés par l'épidémiologiste qui avait commencé par dire que l'on s'était préoccupé des maisons de repos depuis le début. A partir du moment où les outils diagnostiques et thérapeutiques ainsi que les équipements individuels de protection sont nécessairement absents ou rares, il est légitime de les réserver aux hôpitaux qui concentrent les cas les plus graves d'une part, les soignants à protéger de l'autre même si c'est pour d'autres raisons. Les maisons de repos connaissent un taux de mortalité élevé parce qu'elles concentrent des patients à risque, qui auraient sans doute connu le même sort malheureux au sein de leurs familles.

  • Posté par Dagnelie Raphaël, dimanche 19 avril 2020, 9:54

    Les journalistes pointent les manquements des responsables politiques au sujet des manquements pour les maisons de retraite. Je me pose une question : quid dans les autres pays ? D'après les informations, les problèmes sont les mêmes. Comme j'ai dit précédemment, les journalistes savent critiquer mais trouver les solutions c'est pour les autres.

  • Posté par Biot Philippe, dimanche 19 avril 2020, 12:39

    Vous avez raison de pointer le fait que le problème des maisons de repos et de soin est commun à tous nos pays. Pourtant, des MRS ne comptent aucun cas de contamination. Je remarque que le personnel des hôpitaux est beaucoup plus nombreux, plus diversifié, plus hiérarchisé, ...que celui des MRS. Il me semble aussi que les personnels des hôpitaux ont immédiatement ameuté leurs syndicats et leurs organisations professionnelles.

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