Aimé Anthuenis réagit à la faillite de Lokeren: «Ce club est trop beau pour disparaître»

Aimé Anthuenis réagit à la faillite de Lokeren: «Ce club est trop beau pour disparaître»
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Avec son compatriote Grzegorz Lato et le Danois Preben Larsen, Wlodek Lubanski faisait partie du célèbre trio de Lokeren dans les années 70. Arrivé en provenance du Gornik Zabre en 1975, le Polonais est rapidement devenu un des chouchous du public. À la fin de sa carrière, Lubanski est devenu entraîneur de son club de cœur. Habitant toujours à Lokeren, c’est avec une immense peine qu’il a appris la faillite du club lundi. Une faillite qui fait « mal » aussi à Aimé Anthuenis où il a effectué ses débuts comme entraîneur.

« Je n’avais jamais pensé que le Sporting Lokeren en arriverait là. Une faillite. C’est dur. Je suis arrivé de Pologne en Belgique pour jouer au football. Je me suis tout de suite senti apprécié et accepté. J’ai vécu des années fantastiques. Et je suis resté ici. Je suis un vrai Lokerenois. Parfois, je retourne en Pologne mais ce n’est pas possible actuellement avec le coronavirus mais je suis heureux d’encore vivre à Lokeren », a reconnu Lubanski.

L’ancien attaquant polonais a vécu de grands moments de l’histoire du Sporting Lokeren. Que ce soit le match contre FC Barcelone en 1976 ou le match de coupe contre le Standard que Lokeren a remporté 5-3 après avoir été mené 0-3. « Nous avions une solide équipe avec Larsen, Lato, Verheyen ou encore Mommens. Nous avons placé Lokeren sur la carte du football européen. Nous avions battu Barcelone à domicile 2-1 mais nous avons été éliminés. Et puis ce match de Coupe contre le Standard pour les débuts de Preben Larsen. C’était 0-3 à la mi-temps et 5-3 à la fin des prolongations. Il y avait aussi les matches légendaires dans les derbies contre Beveren », a ajouté Lubanski.

Il a cependant une idée sur ce qui a mené Lokeren dans les problèmes. « C’était toujours la même histoire ces dernières saisons. Les meilleurs joueurs ont été écartés. La qualité a donc baissé avec les conséquences que l’on connaît. Mais une faillite ? C’est très dur. C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris la disparition de mon club », a conclu Lubanski.

Joueur du Racing Lokeren lors de la fusion en 1970, Aimé Antheunis a joué pour le Sporting jusqu’en 1974. C’est également là qu’il a commencé sa carrière d’entraîneur avant de connaître le succès à Genk puis à Anderlecht. « Cette faillite, c’est avant tout dommage pour Lokeren dans son ensemble. J’ai appris qu’un livre sur les 50 ans du club devait sortir cette année. Cela fait mal de voir une telle période se terminer de cette façon », a déclaré Antheunis.

« Chaque année, on pouvait voir le malaise qui régnait au sein du club mais je ne veux pointer personne du doigt. Malheureusement, le nombre de spectateurs à Lokeren était toujours trop bas pour concurrencer les gros clubs. Je suis reconnaissant envers le club qui m’a permis de lancer ma carrière d’entraîneur. J’espère qu’une nouvelle histoire pourra être écrite sur le Sporting. Ce club est trop beau pour disparaître. Une fusion avec Hamme aidera peut-être mais seul l’avenir le dira », a conclu Antheunis.

 
 
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