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La Lettre d’Ivan De Vadder: «La langue, miroir d’une crise»

Le néerlandais est une langue dans laquelle on peut facilement composer de nouveaux mots. Depuis le début de la crise corona, elle s’adapte avec beaucoup de néologismes. Quels sont ceux qui survivront ? Auront-ils pour autant une chance de rentrer dans le dictionnaire « Dikke Van Dale » ?

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Chroniqueur Temps de lecture: 6 min

Le néerlandais est une « samenstellingsvriendelijke » langue, une langue qui « encourage la formation de mots composés ». Dans notre langue, tous les utilisateurs forment très facilement des néologismes, en juxtaposant deux ou même plusieurs mots, dont le sens ne se laisse pas forcément deviner par celui des deux constituants. En mars 2019, je vous ai déjà informé par cette chronique, que par exemple, le mot de l’année de 2018 en Flandre, était « moordstrookje », un mot composé utilisé pour indiquer une bande cyclable située juste à côté d’une route très fréquentée, très dangereuse et souvent même meurtrière, raison pour laquelle le mot « moord » (meurtre) apparaît.

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4 Commentaires

  • Posté par Jules Vandeweyer, jeudi 23 avril 2020, 11:36

    Le Dikke Van Dale ce n'est pas le Petit Robert, mais plutôt le Grand Robert. Pour le français, on a l'Académie française cher Mr De Vadder. Pour info: les Québecois sont très friands de mots nouveaux: clavarder, courriel, pourriel, etc... Personnellement je déplore l'adoption par les Flamands de mots français en les "défigurant": maljo, biljard ou boetiek par exemple...

  • Posté par Vynckier Albert, jeudi 23 avril 2020, 5:04

    j'avais déjà remarqué cette construction de nouveaux mots en néerlandais et cela donne à tort l'impression que les mots les plus longs sont les plus complexes à comprendre puisque composés d'autres mots plus courts, ce qui est faux dans la mesure où des mots très courts peuvent être conceptuellement très difficiles à comprendre, surtout parmi les mots anciens.

  • Posté par Marlier Jacques, mercredi 22 avril 2020, 12:18

    Je vois avec plaisir que certains néerlandophones partagent mon envie d'améliorer la communication avec le public (dans mon cas, le public francophone), notamment en traduisant, fût-ce imparfaitement, les termes anglais. Il faut être compris de tous, y compris les unilingues (quel que soit le jugement que l'on porte éventuellement sur ces personnes).

  • Posté par Rahier Pierre, mercredi 22 avril 2020, 14:22

    Je partage votre opinion. Bien que francophone plurilingue (néerlandais, anglais, allemand,italien), je déplore cet emploi abusif de l'anglais dans la société actuelle, dans la presse écrite et orale, notamment. Pour certains journalistes, ceux du Soir y compris, il semblerait que le français ait mauvaise presse. Est-ce la raison pour laquelle ils le martyrisent sans vergogne ?

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