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La survie de l’Union européenne, entre nationalisme et brutalité du monde

Pour Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce, « les dirigeants européens doivent cesser de se friter ».

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Cette crise conforte la proximité : le national est solide, l’Europe est plus liquide et l’international est gazeux. » C’est Pascal Lamy qui décrit ainsi au « Soir » le nouvel état du monde à la veille d’une nouvelle réunion du Conseil européen. L’ex-directeur de cabinet du président de la Commission Jacques Delors, ex-directeur général de l’OMC aujourd’hui président de l’institut Delors, met les chefs d’États et de gouvernement de l’Union devant leur responsabilité historique dans ce champ européen explosé par le chacun pour soi et un univers mondial totalement déstructuré. « Les dirigeants européens doivent cesser de se friter », poursuit-il en faisant appel à la solidarité seule à même de sauver la construction européenne.

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4 Commentaires

  • Posté par Metdepenningen Catherine, mercredi 22 avril 2020, 14:40

    Perplexe de cataloguer P. Lamy comme "européen convaincu". Chantre du libre-échange à tout crin (même pour les secteurs dits stratégiques), c'est bien lui qui a sacrifié l'Europe sur l'autel de l'OMC rompant unilatéralement le contrat social avec les citoyens européens (= une Europe plus forte mais qui protège) en pleine construction du grand marché. Certes, aucune critique à l'époque tant les années étaient faciles, le fric coulait à flot ....mais aujourd'hui nous payons cash le prix de cette pensée unique d'alors et en particulier du démantèlement de notre appareil industriel et du secteur énergétique. Voir l'excellente analyse de Natacha Polony dans Mariane de cette semaine qui résume le personnage en quelques mots cinglants: un "Wall Street boy déguisé en social-démocrate".

  • Posté par Nicolay Jean-marie , mercredi 22 avril 2020, 15:09

    Bien juste!

  • Posté par Charles Magda, mercredi 22 avril 2020, 9:48

    Les dirigeants européens ne sont certainement pas des visionnaires et en ces temps difficiles c'est ce qui serait nécessaire. Heureusement que les dirigeants actuels n'ont pas du gérer l'après 1944 / 1945 !

  • Posté par Staquet Jean-marie, mercredi 22 avril 2020, 9:02

    Très avisé de donner la parole à un des principaux artisans du démantèlement de l'industrie européenne pour ce plaidoyer vain... Vous pouviez aussi inviter Attali, tant qu'à faire.

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