Pollution de l’Escaut: «Une catastrophe écologique majeure», selon le cabinet Tellier

Pollution de l’Escaut: «Une catastrophe écologique majeure», selon le cabinet Tellier

C’est, dit-on une « grosse grosse pollution » qui est en cours sur plusieurs dizaines de kilomètres de l’Escaut depuis Cambrai et jusqu’en Flandre, soit plusieurs dizaines de kilomètres. Elle a déjà coûté la vie à de nombreux poissons et les services de l’administration wallonne et du contrat de rivière local tentent de sauver ce qui peut l’être.

Le 9 avril dernier, une digue d’un bassin de décantation contenant les eaux de lavage de betteraves s’est rompue, projetant 100.000 mètres cubes d’eau dans le cours du fleuve. La société en cause est la sucrerie Tereos qui se trouve à Escaudoeuvres, à quelques centaines de mètres en aval de Cambrai. La société n’a-t-elle pas averti les autorités françaises ? Celles-ci n’ont-elles pas communiqué avec la Wallonie comme le prévoit pourtant une convention internationale ? Toujours est-il que la pollution n’a été découverte que récemment lorsque de grandes quantités de poissons morts sont remontées à la surface.

Quasi-100 % de mortalité

Même les espèces les plus résistantes au manque d’oxygène comme les anguilles ou les carpes n’ont pas résisté à l’étouffement, indique-t-on. Au cabinet de la ministre wallonne de l’Environnement, Céline Tellier, on parle de « catastrophe écologique majeure. La mortalité des poissons pourrait atteindre 100 % sur les 36 kilomètres de la partie wallonne de l’Escaut. »

A l’écluse d’Hérinnes près de Pecq sur la frontière linguistique, des pompiers sont intervenus avec quatre pompes pour oxygéner l’eau. En amont, des agents de l’administration wallonne et du contrat de rivière s’activaient pour récupérer les derniers poissons encore vivants afin de les transférer sur des cours d’eau voisins et intacts.

Un procès-verbal sera dressé à l’encontre du pollueur, confirme la porte-parole de la ministre Tellier. Cette dernière interpellera par ailleurs la commission internationale de l’Escaut. Celle-ci prévoit en effet que tout incident doit être signalé aux pays riverains du fleuve par l’Etat où cet incident s’est déroulé. Cela n’a malheureusement pas eu lieu, dit-on du côté wallon.

 
 
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