Les jeunes entrepreneurs tentent de préparer au mieux la reprise de leur activité

Les jeunes entrepreneurs tentent de préparer au mieux la reprise de leur activité
Shutterstock

Guillaume Berlemont est le fondateur de la start-up WeCircular qui promeut l’économie circulaire en proposant des solutions de recyclage de déchets tels que les mégots de cigarettes. Tom Schreurs, lui, est le co-fondateur de la société Innov4Events, spécialisée dans le prestation d’animations innovantes à destination des événements d’entreprises. Leurs entreprises ne sont en rien liées, mais toutes deux font face aujourd’hui à la même réalité : l’arrêt de leur activité en raison du coronavirus.

« C’est très simple, toutes les prestations que nous avions programmées jusqu’à la fin du mois de juin ont été annulées. Et nous n’enregistrons évidemment aucune nouvelle réservation non plus. On s’attend à être à l’arrêt au moins jusqu’en septembre », confie Tom Schreurs. « Je facture actuellement à peine 20 % de mon chiffre d’affaire habituel », estime, pour sa part, Guillaume Berlemont, « Mes activités sont pour ainsi dire au point mort. Les seuls clients que je conserve actuellement sont les partenaires publics ».

Tenter de se réinventer

L’un comme l’autre ont de quoi maintenir leur entreprises encore quelques temps, mais pour essayer d’engendrer de maigre rentrées, ils essayent tout de même de se réinventer, sans forcément connaître un succès à la clé. « Nous avons essayé de mettre en location notre matériel tels que les simulateurs de conduite à destination des particuliers pendant le confinement. On ne peut cependant pas dire que cela ait rencontré un franc succès. Du coup, on essaye plutôt de se concentrer sur l’après confinement en essayant d’imaginer une manière de pouvoir relancer l’activité au plus vite. Le problème, c’est que les nouvelles idées nécessitent souvent un investissement, mais est-ce que cela vaut vraiment la peine ? On ne sait pas comment vont se dérouler les mois à venir », s’interroge Tom Schreurs.

Même son de cloche du côté de Guillaume Berlemont, privé de ses collaborations, notamment avec les festivals d’été, le jeune entrepreneur tente de voir à plus long terme. « J’essaye de travailler sur de nouveaux projets, mais c’est assez compliqué parce qu’on est totalement dans l’incertitude quant au fait de savoir quand le déconfinement total sera annoncé. » « C’est d’autant plus difficile que mes projets sont pensés en fonction d’une certaine croissance de ma start-up. Et là, vu que je risque de ne pas attirer de nouveaux clients dans les mois à venir, la croissance de WeCircular ne sera pas celle attendue », s’inquiète Guillaume Berlemont.

Des aides précieuses

L’un comme l’autre craignent également que la situation financière de leurs clients respectifs au sortir du confinement soit telle qu’ils cherchent à faire des économies, se passant ainsi de leurs services sans réelle plus-value directe pour une entreprise. Tom Schreurs apprécie toutefois les aides proposées jusqu’ici par le gouvernement : « Nous avons pu de manière très simple mettre l’un de mes employés en chômage technique pour cause de coronavirus. Nous sommes également éligibles pour obtenir la prime de 5000 euros proposée par la Région wallonne aux entreprises. Cela ne remplacera pas les rentrées perdues, mais cela nous laisse le temps de voir venir et de songer plus sereinement à la suite ». Guillaume Berlemont a pu, lui, introduire une demande du précieux droit passerelle. Des aides qui permettent à ces deux jeunes entrepreneurs de souffler un peu pour mieux imaginer l’avenir de leur entreprise dans l’ère de l’après pandémie de coronavirus.

Sur le même sujet
Chômage
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • Le choix du matériau dépend avant tout du type de bijou.

    Des bijoux de créateurs pour contourner la hausse du prix de l’or

  • Denis Ducarme, ministre des Indépendants, avait vivement réagi, en mai dernier, à un article sur cette question, publié par «
De Tijd
».

    Par Cécile Danjou

    Économie

    Droit passerelle: l’Inasti renforce les contrôles

  • Les espaces communs du petit hôtel sont particulièrement cosy.

    Par Marie-Eve Rebts

    Immo

    Le B-Lodge, une expérience belge un peu différente de l’hôtellerie

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La Wallonie offre de nombreuses destinations pleines de charme.

    Le tourisme wallon, déjà, en pleine mutation

  2. d-20200629-GGTLPE 2020-06-29 20:14:44

    Négociations fédérales: le Roi pourrait montrer son agacement

  3. d-20200522-GG9F88 2020-08-03 21:20:24

    Rentrée scolaire: le mode d’emploi

La chronique
  • Crise de la Covid-19: la tyrannie du risque zéro

    On connaît bien la vie d’Howard Hughes. Il fut tour à tour aviateur intrépide, puissant producteur à Hollywood, milliardaire à la tête de la Trans World Airlines. On dit qu’il chuchotait à l’oreille de John F. Kennedy comme de Richard Nixon, tandis qu’il se baladait au bras de Katharine Hepburn, Jane Russell, Ava Gardner ou Rita Hayworth. On connaît moins la triste fin de sa vie, par contre.

    Howard Hughes, qui fut un pionnier de l’aviation et réchappa à plusieurs accidents d’avion, avait pourtant une peur démesurée et irrationnelle des virus et des microbes. Il passa les dix dernières années de sa vie confiné dans des palaces qu’il avait achetés. D’abord dans le penthouse du 9e étage du Desert Inn de Las Vegas, puis au Xanadu Resort de Grand Bahamas, et enfin au Fairmont Princess Hotel d’Acapulco, où il agonisa. Durant ces dix dernières années, il vécut complètement confiné, en ermite, dans l’obscurité. Il ne vit plus personne, ne fit plus aucune apparition en public, et plus aucune photo de lui ne fut prise....

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: vous suivez?

    Bon, on vous explique. On essaie du moins.

    D’abord, pendant cinq mois, pour donner un gouvernement à ce pays après les élections du 26 mai 2019, Didier Reynders et Johan Vande Lanotte ont essayé de marier PS et N-VA. Mais les socialistes francophones ont répété non, pas possible, jamais.

    Ensuite, pendant un mois, Paul Magnette (PS) a poussé la coalition Vivaldi. Mais CD&V et, dans une moindre mesure, Open VLD ont dit, non, jamais, pas possible sans majorité...

    Lire la suite