Valérie Glatigny répond aux étudiants inquiets: «Dans trois jours, ils devront avoir toutes les modalités d’examens»

Valérie Glatigny répond aux étudiants inquiets: «Dans trois jours, ils devront avoir toutes les modalités d’examens»
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Cours et examens à distance, surcharge de travail… La pandémie de coronavirus a bouleversé l’enseignement supérieur, ce qui inquiète beaucoup la communauté étudiante. Plus de 20.000 jeunes ont signé une lettre ouverte soutenue par la Fédération des étudiants francophones (Fef) et publiée dans Le Soir, demandant jeudi à la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny de « nouvelles discussions » pour trouver des solutions convenant à toutes les parties. L’Union syndicale étudiante (USE) requiert, elle, l’annulation pure et simple des examens à distance dans l’enseignement supérieur.

Dans sa lettre ouverte, la Fef pointe de multiples problèmes qui sont apparus lors de l’organisation des cours à distance. Ainsi, l’encadrement des professeurs et les supports de cours n’ont pas été les mêmes partout : certains ont droit à des podcasts, d’autres doivent se contenter de powerpoints sans explications. Une surcharge de travail est également apparue, les enseignants demandant des travaux supplémentaires par exemple.

Valérie Glatigny réagit

La ministre de l’enseignement supérieur a réagi ce jeudi sur la RTBF. « Dans trois jours, le 27 avril, tous les étudiants devront avoir reçu les modalités de chaque examen, annonçe la ministre. La matière aura pu être adaptée. Les étudiants sauront aussi comment s’organisent les examens : à distance ou de façon présentielle, écrit ou oral, QCM ou à livres ouverts », a-t-elle expliqué. Si un étudiant rencontre une difficulté matérielle, il devra se tourner vers son établissement dans les trois jours, « l’établissement devra trouver une solution adéquate », assure la ministre.

« On a décidé d’une série de balises, comme une semaine blanche entre la fin des apprentissages et les examens. Il y a une série de dispositions prévues pour permettre aux jurys d’apprécier les circonstances particulières, de façon à ne pas les pénaliser. On sait que ce n’est pas une année comme les autres. » annonce encore Valérie Glatigny. « On a fait passer le message : il faut mettre tous les étudiants dans les mêmes conditions. Mais toutes les écoles ne sont pas dans les mêmes situations pour pouvoir basculer vers l’enseignement à distance. Une haute école ou une école supérieure des Arts, pour laquelle, par exemple, un travail de fin d’étude est une pièce de théâtre ou une œuvre d’art. C’est très difficile d’uniformiser. En fait, l’uniformisation dessert l’équité, ici. Il s’agit donc d’avoir des mesures adaptées pour chaque étudiant et de les mettre dans une situation d’égalité lorsqu’ils doivent présenter la même épreuve. C’est la consigne qui a été passée aux établissements. »

 
 
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