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Le {vandalisme} de l’abbé Grégoire

Vous cherchez un exemple d’esprit aigu qui puisse s’avérer obtus ? C’est par ici…

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

En ce 16 Prairial de l’an II (4 juin 1794), Henri Grégoire présente à la Convention nationale française son « Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française ». Un texte précis, sans esquive, bien dans la ligne du caractère trempé de son auteur. Le ton est donné dès la première phrase : « La langue française a conquis l’estime de l’Europe, & depuis un siècle elle y est classique. » Rivarol apprécierait…

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13 Commentaires

  • Posté par ARFI Jerome, dimanche 26 avril 2020, 17:47

    Mme Cornet, intéressant symptôme de complexe d'infériorité "belgien" (J. Br.) par rapport au français de France (il se trouve que je suis français). Symptôme malheureusement et bêtement répandu dans le royaume. Par ailleurs, Mme Corne ne semble pas "savoir" (belgicisme) et, ou devoir lire les réponses apportant des précisions à ses remarques doxologiques. Tant pis pour elle ! mais tout ça n'a absolument aucune importance. La France et la Belgique, deux pays séparés par la même langue.

  • Posté par ARFI Jerome, dimanche 26 avril 2020, 14:38

    Intéressant, mais… si vous le permettez : 1) votre billet ne fait pas la différence entre "patois" et "langue", "dialecte", voire "idiome". Or, comme rappelé dans le texte, "patois" est un signifiant fortement connoté – péjoratif, voire pire. Plus important, à l'époque de la Révolution, coexistaient en France des "dialectes" – signifiant qu'aucun linguiste ne saurait raisonnablement définir avec précision, sinon par une négation : "un dialecte n'est pas une langue" ; la linguistique variationniste préfère donc le signifiant "variante", neutre – et des langues régionales, elles-mêmes pourvues de nombreux dialectes. C'était en particulier le cas de la langue d'oc ("occitan"), avec ses nombreuses variantes – provençal, limousin, franco-provençal, etc. 2) L'abbé Grégoire était un "vandale" politiquement éclairé : il avait pressenti que l'État-nation français ne serait construit que par l'unification linguistique et son corollaire – totalement passé sous silence dans votre billet –, l'enseignement obligatoire en français pour tous les jeunes Français. Noble ambition pleinement réalisé que sous la IIIe République, au prix, en effet, d'un sacrifice douloureux, celui des langues et variantes régionales de ces langues et, ou du français. Pressenti confirmé jusqu'à l'absurde par le désastre belge : Français exilé, je suis assez bien placé pour savoir – par mon métier – que les divisions linguistiques belges vont conduire de façon inéluctable à l'implosion d'un vrai-faux État-nation (politesse, vu que la nation belge, ça n'existe pas, ça n'a jamais existé et ça n'existera jamais… faute de langue partagée par tous). Comme vous le savez, désormais, dans les entreprises et pas seulement, la "langue" belge, c'est l'anglais approximatif dans sa variante bruxelloise. Pas même un patois, à la rigueur un pidgin.

  • Posté par Coets Jean-jacques, samedi 25 avril 2020, 22:29

    @Cornet Francine : Je pense que vous devez vivre dans un monde à part ! Le français de Belgique est d'une incroyable richesse, déjà parce que l'imagination des Flamands peut l'alimenter ! (Conducteur fantôme, dringuelle, un œuf à peler, tirer son plan...) La plupart des exemples que vous soulignez témoignent de cette vigueur, de cette richesse. Si M. Di rupo utilise mal "combattre", on peut l'admettre... et se souvenir que le français n'est pas sa langue maternelle... et que cette langue appartient à chaque locuteur ! Vous-même, en l'appelant Mr., faite une grossière erreur de français, mais bon...! Quant à condamner "à bonne source" ou "anticipativement", c'est de la pédanterie, rien de plus et malheureusement, rien de moins !

  • Posté par Cornet Francine , dimanche 26 avril 2020, 15:19

    Dernier commentaire. Comme c'est étrange de devoir encaisser des attaques sur mon éducation et sur ma pédanterie supposée, alors que je partage mes idées sur des principes généraux. Je fais visiblement "mouche", et tout le monde semble ici la prendre

  • Posté par Cornet Francine , dimanche 26 avril 2020, 15:11

    M. Coets, je vous rejoins sur nos expressions savoureuses qui enrichissent le français. Mais je parlais du français pratiqué quotidiennement chez nous, dans la rue ("en rue") ou dans la presse. Je le trouve laborieux. Le vocabulaire abstrait est très pauvre. L'expression est souvent hésitante, ben, euh ! En France, un citoyen "lambda" aura bien plus de facilité à énoncer clairement ce qu'il conçoit. Comparons les conférences de presse FR et BE. C'est le jour et la nuit.

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