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Pollution de l’Escaut: le groupe sucrier français Tereos se défend

« A ce stade, il est encore trop tôt pour établir de quelconques liens de causalité », fait valoir la coopérative.

Temps de lecture: 2 min

Le groupe sucrier français Tereos affirme qu’il est « trop tôt pour établir de quelconques liens de causalité » entre la rupture d’un bassin de décantation d’une de ses usines dans le Nord et la pollution de l’Escaut en Belgique, qualifiée de « catastrophe environnementale ».

« Jeudi, Tereos a été contacté à la suite de la découverte de poissons morts en Belgique à plus de 30 km de la sucrerie. A ce stade, il est encore trop tôt pour établir de quelconques liens de causalité », fait valoir la coopérative dans une déclaration transmise par mail à l’AFP, disant qu’elle « assumera sa responsabilité si elle venait à être établie. »

Au total, 100.000 m3 de liquide noirâtre, essentiellement des matières organiques, se sont déversés dans la nature à partir du 9 avril, conséquence de la rupture d’une digue de l’usine Tereos de Thun-Saint-Martin qui retenait des eaux de lavage de betteraves.

Selon l’Office français de la biodiversité, ces eaux de lavage ont « rapidement saturé le milieu aquatique », d’abord dans des ruisseaux des environs avant d’atteindre l’Escaut, fleuve traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas. En se dégradant dans l’eau, ces matières organiques consomment l’oxygène présente et « asphyxient tous les organismes vivant à proximité », d’après la même source.

« Une catastrophe environnementale »

La Région wallonne (concernée par 35 km du fleuve) a estimé à des dizaines de milliers de tonnes la quantité de poissons morts. Tereos dit avoir « immédiatement mis en œuvre les actions nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et a d’emblée alerté les autorités compétentes françaises en évoquant le point spécifique de l’Escaut. »

Le premier sucrier français (marque Béghin Say) assure également s’être « mobilisé en lien étroit avec les autorités locales françaises pour accompagner les quelques riverains affectés et les quatre agriculteurs dont le terrain a été inondé » et pour « participer au nettoyage des cours d’eau et accélérer le retour à la normale de leur taux en oxygène ». « C’est une catastrophe environnementale », a commenté un porte-parole de la Région wallonne, Nicolas Yernaux.

Le principe du « pollueur-payeur » pourrait valoir à Tereos une amende allant jusqu’à 1 million d’euros « et ce uniquement en Wallonie », selon lui.

En août 2018, des milliers de poissons de l’Oise, dans l’Aisne, étaient morts à cause d’une pollution de matière organique due à une fuite sur une conduite d’une autre usine de Tereos.

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1 Commentaire

  • Posté par Vandevelde Guy, vendredi 24 avril 2020, 17:39

    Lorsque vous serez en France, pensez à ne plus acheter du Beghin Say.... il y a d'autres marques ! Voilà la vraie punition.

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