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Carnet de bord d’un urgentiste: «Accepter d’être dépisté, c’est accepter de ne pas être invincible»

Chaque jour, dans « Le Soir », un membre du corps médical revient sur sa journée de lutte contre le coronavirus. Alexandre Ghuysen, chef de service associé aux Urgences du CHU de Liège, raconte.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 3 min

« Cela fait une semaine que le nombre de lits est constant et donc n’augmente pas. Cela nous rassure. Cela amène une forme de stabilité et on n’a plus le sentiment d’asphyxie, de se dire qu’on ne s’en sortira jamais. Nous ne sommes plus dans ce que l’on pouvait penser être une forme de médecine de guerre. Les entrants sont relativement âgés, on n’a plus ce flot de personnes âgées de 40-50 ans comme il y a trois semaines. Le confinement a vraiment permis de lisser ce phénomène. On va pouvoir fonctionner avec deux systèmes, l’un qui se focaliserait uniquement sur les patients Covid et l’autre qui permettrait de reprendre les patients qui ont d’autres pathologies. C’est pour cela que le dépistage du personnel soignant était important. J’ai vu malgré tout une crainte chez certains d’être dépistés. On travaille avec une armure et on peut se croire invincible. Le fait d’accepter d’être dépisté, c’est aussi accepter l’idée de ne pas être invincible. Et souvent, quand le résultat était négatif, il y avait un apaisement.

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