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La justice française impose à Amazon de procéder à une évaluation des risques

La justice française a confirmé vendredi en appel l’ordonnance du 14 avril.

Temps de lecture: 2 min

La justice française a confirmé vendredi en appel l’ordonnance du 14 avril qui imposait à Amazon de procéder à une évaluation des risques professionnels liés à l’épidémie de Covid-19, mais en a assoupli les conditions, selon un communiqué.

La cour d’appel de Versailles, près de Paris, a élargi la liste des produits qu’Amazon peut continuer à livrer dans l’attente de cette évaluation (informatique, santé, nutrition, épicerie, boissons…) et a limité l’astreinte à 100.000 euros par infraction au lieu d’un million d’euros.

Confirmation du premier jugement

Amazon avait fait appel d’une décision du tribunal judiciaire de Nanterre, également en région parisienne, qui lui ordonnait de limiter ses activités aux produits d’hygiène, produits médicaux et d’alimentation dans l’attente d’une évaluation des risques conduite avec les représentants du personnel, sous peine d’une amende d’un million d’euros par infraction constatée.

Dans son arrêt vendredi, la cour d’appel confirme cette ordonnance mais assouplit la restriction d’activité et la précise par rapport au catalogue de la société.

Amazon devra s’en tenir sous 48 heures aux produits hich-tech, informatique, bureau et « Tout pour les animaux », santé et soins du corps, homme, nutrition, parapharmacie, ainsi qu’à l’épicerie, boissons et entretien, indique la cour d’appel. Passé ce délai de 48 heures, chaque infraction sera pénalisée à hauteur de 100.000 euros pendant une durée maximale d’un mois.

Le groupe avait préféré fermer ses entrepôts en France après la première injonction de Nanterre, jugeant impossible de définir précisément les produits autorisés à la livraison et craignant d’être mis à l’amende.

Sud, 1er syndicat chez Amazon France, qui avait porté plainte, souligne sur son compte Twitter que « la Cour confirme l’ordonnance rendue le 14 avril » et que les instances direction-syndicats du groupe (comité social et économique central) et de 6 entrepôts (CSE) seront « consultées et associées à l’évaluation des risques ».

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