Les infos dispensables (ou pas) sur le coronavirus: à propos des masques et de Sophie Wilmès

Le travail se poursuit à l’usine Volkswagen de Zwickau, en Allemagne.
Le travail se poursuit à l’usine Volkswagen de Zwickau, en Allemagne. - Photo Reuters

1. Le chiffre du jour : 4 fois

Quatre fois plus de chance d’être sanctionnés à Bruxelles pour non-respect du confinement ! Les habitants de la capitale sont confrontés à des taux d’infractions par habitants beaucoup plus importants qu’en Flandre ou en Wallonie.« Selon Bruxelles Prévention et Sécurité, près de 15.000 P.V administratifs avaient été dressés le 13 avril dernier en Région bruxelloise. Si on additionne P.V. judiciaires et administratifs, on constate que les Bruxellois sont près de quatre fois plus sanctionnés que les Wallons ou les Flamands », rapporte Louis Colart dans Le Soir.

2. L’image du jour

La Première ministre a exposé les mesures pour le déconfinement progressif du pays, ce vendredi fort tardivement – les téléspectateurs qui suivent Koh-Lanta lui savent gré d’avoir attendu la fin de l’émission. Ce fut un peu long, un rien confus, avec l’usage de beaucoup de conditionnels. Certains mots ont résonné bizarrement (comme le kayak qui sera prochainement autorisé), d’autres ont été absents (liés à la culture ou aux artistes par exemple). Tout cela a fait l’affaire des caricaturistes, comme Kroll :

ou du Bus :

Des humoristes et des artistes n’ont pas manqué d’exprimer leur perplexité. Comme Claude Semal  : « Bon. Il me reste à me mettre au golf, à l’équitation et au kayak (mais sans sortir de chez moi). Et mon fils pourra jouer au foot à dix, dans le salon, mais sans toucher la balle, avec un masque-qui-ne-servait-à-rien-mais-qui-est-devenu-obligatoire. Et si je suis bien sage, dans six semaines, je pourrai me faire raser la touffe si je trouve un coiffeur qui a des bras de huit mètres. J’ai bien tout compris ? (bon, comme je ne suis pas les conférences de presse nocturnes, je vais quand même aller voir ces mesures d’un peu plus près). »

Ou Richard Ruben  : « Alors, si j’ai bien tout compris, on va pouvoir se rendre dans tous les commerces mais on ne pourra toujours pas se réunir en famille, sauf aller à un enterrement d’un seul copain hydro-alcoolique, à condition que ce soit toujours le même, celui avec qui on fait du sport au drive-in, masqué et qu’il ait plus de douze ans et que ce ne soit pas un spectacle de masse. Euh… On nous prendrait pas pour des cons… finement ? »

3. La citation du jour

« Il nous semble tout à fait prématuré d’annoncer la fin d’un confinement total et un retour progressif aux activités normales dans les hôpitaux. Nombre d’hôpitaux accueillent encore un très grand nombre de patients Covid-19, la situation reste très préoccupante dans les MRS et nous observons déjà, alors que le confinement n’est pas levé, un relâchement des précautions prises par la population. En outre, une seconde vague semble très probable et il est essentiel de se donner tous les moyens pour la contenir au mieux », écrit un collectif de médecins et travailleurs du secteur hospitalier, dans une lettre ouverte publiée dans Le Soir, ce samedi. Ils mettent en garde : un déconfinement mal géré mènera inévitablement à une seconde vague de l’épidémie.

4. La bonne nouvelle du jour : le masque indispensable

Les autorités non seulement le reconnaissent comme utiles, mais aussi comme indispensables désormais : le masque sera notamment obligatoire dans les transports publics, au travail et dans les écoles.

On apprend que la société Ice-Watch va en produire près de 5 millions destinés au grand public, tandis que des couturières travaillent d’arrache-pied, dans chaque commune, pour en coudre en tissu. Épidémiologiste et membre du groupe d’experts qui conseillent les autorités sur la stratégie de « déconfinement », Marius Gilbert, reconnaît aujourd’hui « Nous aurions pu faire cette recommandation bien plus tôt »

5. Le détournement du jour : l’apéro Trump

Les propositions de Donald Trump d’injecter du désinfectant ont fait réagir le monde entier. Le président américain les présente aujourd’hui comme une boutade.« Je posais une question de façon sarcastique aux journalistes », a-t-il affirmé, interrogé dans le Bureau ovale sur ses propos. Il n’empêche que c’est trop tard, la toile s’en est emparée et le lui rend bien...

 
 
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