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Des éoliennes à l’arrêt dans un contexte de prix bas dans l’énergie

Le CEO d’Eneco Belgique dénonce cette situation dans une lettre ouverte.

Temps de lecture: 2 min

Le CEO d’Eneco Belgique, Jean-Jacques Delmée, dénonce mardi dans une lettre ouverte, une « surabondance » de l’offre d’énergie électrique d’origine nucléaire et ce, au détriment des énergies renouvelables. Selon lui, au moment où la crise sanitaire est devenue la préoccupation principale, une autre crise, énergétique, « passe sous silence ».

Des éoliennes à l’arrêt

« L’offre d’énergie électrique d’origine nucléaire est surabondante, à un tel point qu’Eneco doit mettre à l’arrêt une grande partie de ses 104 éoliennes faute d’une volonté claire de moduler ou de mettre à l’arrêt les centrales nucléaires, et ce, en vue d’éviter une production excessive. C’est comme si on vous interdisait de consommer des légumes bio cultivés localement, alors que les grands producteurs inondent le marché sans aucune retenue », déplore le CEO du fournisseur d’énergie, pour qui cette situation « réduit à néant » toutes les ambitions durables d’Eneco Belgique.

Conditions favorables pour les énergies renouvelables

Dans sa lettre adressée aux « dirigeants » et « experts en énergie » du pays, Jean-Jacques Delmée estime qu’avec les conditions météorologiques (vent et soleil) de ces dernières semaines, les énergies renouvelables pourraient répondre à la moitié de notre consommation d’énergie.

« Certains diront que grâce à l’acteur traditionnel du marché, il y a quand même un approvisionnement stable d’une quantité continue d’énergie nucléaire. Mais la crise sanitaire démontre surtout qu’en raison de sa rigidité, la production nucléaire prime sur les énergies vertes, énergies renouvelables du futur », poursuit le CEO, pour qui « nos enfants seront les dupes de cet immobilisme. »

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13 Commentaires

  • Posté par Marlier Jacques, mardi 28 avril 2020, 20:14

    Je suis d'accord au moins sur certains points avec les contributions ci-dessous de MM. Dejolier, Robinson et Van Gorp. 1.Le nucléaire est imbattable sur le plan CO2, mais est intenable sur le plan de la sécurité, voir les accidents potentiellement cataclysmiques (tout aussi prévisibles que ne l'était la pandémie actuelle) et l'impossibilité pratique d'atteindre une gestion durable des déchets). 2. Il faut effectivement investir massivement dans la mise au point de systèmes de stockage de l'électricité électrique... mais pourquoi le demander aux constructeurs d'éoliennes tout en les privant de leurs ressources financières? 3. L'idée d'interrompre la production des centrales fonctionnant aux énergies fossiles m'apparaît également une meilleure idée que l'arrêt des éoliennes.

  • Posté par Dejolier Bruno, mardi 28 avril 2020, 14:57

    Je dirais a Mr. Delmee: Plutot que d'installer toujours des nouvelles eoliennes, investissez plutot dans des systemes de stockage (batteries, production d'hydrogene), qui pourront etre utilisees dans les periodes de forte demande, notamment en hiver. Le probleme de l'intermittence des energies renouvelables est archi-connu, mais on semble toujours ne le prendre que tres peu en compte. Le developpement des ENR, eolien et PV, s'est fait de maniere completement anarchique, sans penser a la facon de gerer ce nouveau type de reseau, avec les consequences que l'on voit maintenant. Le probleme est que le Kwh hors panneau PV ou hors nacelle eolienne est devenu tres bon marche...quand il est disponible ! Mais si il faut l'avoir a 17h00 le 24 decembre, il necessite une infrastructure beaucoup plus chere, et la il y a encore beaucoup de reticence a investir. Resultat: ces pics de production ou le prix de l'electricite devient negatif. Pas tres efficace comme modele industriel....

  • Posté par Robinson Richard, mardi 28 avril 2020, 14:07

    Regardez tout l'argent excédentaire dépensé pour des sources d'énergie alternatives et l'impact négligeable sur les concentrations de CO2 dans l'air (40 à 39 molécules pour 100 000 molécules). Il est temps de faire preuve d'honnêteté et de bon sens dans l'évaluation par la Belgique des besoins énergétiques, des sources et des risques d'approvisionnement. Nous ne pouvons pas simplement interrompre le nucléaire en 2025 et nous dépendons de l'énergie d'autres pays. Nous devons continuer à chauffer nos bâtiments et nos maisons, avoir l'énergie nécessaire pour maintenir nos entreprises et l'emploi qui va avec ainsi que les taxes sur cette création de richesse qui paient entre autre nos frais médicaux et nos pensions.Pensez-vous que l'Allemagne et la France auront toujours un excès d'énergie pour nous fournir? Voulez-vous dépendre d'une Russie non démocratique, de son gaz et de son histoire agressive d'accaparement de terres?

  • Posté par Van Gorp Philippe, mardi 28 avril 2020, 13:59

    Vu l'inter-connexion des réseaux, pourquoi ne pas revendre son énergie aux consommateurs d'énergies fossiles ? Cette énergie est encore plus polluante que le nucléaire et est facilement arrêtable

  • Posté par POUPAERT Jacques, mardi 28 avril 2020, 11:39

    Et que fait-on aujourd'hui quand il n'y a ni vent, ni soleil?

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