48% des travailleurs belges souffrent d’anxiété et de dépression

48% des travailleurs belges souffrent d’anxiété et de dépression
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Près de la moitié des travailleurs (48 %) disent souffrir d’anxiété et de dépression un mois après l’entrée en vigueur des mesures pour lutter contre le coronavirus, ressort-il de l’étude menée auprès de plus de 6.500 travailleurs belges par la KU Leuven et le service externe pour la prévention et la protection au travail, IDEWE. Ce taux grimpe même jusqu’à 56 % dans les secteurs cruciaux de l’alimentation et des soins de santé. Les résultats montrent également que les personnes seules et les personnes qui ne travaillent pas en raison de l’épidémie sont les plus touchées par cette crise.

L’enquête révèle que 53 % des personnes interrogées indiquent avoir eu l’impression d’être constamment sous pression, 41 % de manquer de sommeil à cause de leurs inquiétudes. Parmi les autres importantes tendances mises en lumière, on note que 40 % des sondés se sont sentis malheureux et déprimés et 26 % ont eu l’impression de ne pas pouvoir gérer leurs difficultés.

Les résultats divergent d’un secteur à l’autre. Par exemple, pas moins de 56 % des travailleurs des secteurs des soins et de l’alimentation souffrent de dépression et d’anxiété, alors que dans le secteur de l’agriculture et de l’horticulture, ce pourcentage s’élève à 39 %.

Si 61 % des répondants sont satisfaits de leur travail, ce chiffre est plus faible dans les secteurs de l’alimentation (49 %), des services de secours (52 %), de la logistique et du commerce de détail (55 %).

Dans le secteur des soins de santé, ce sentiment résulte de « la forte pression au travail et des conditions de travail difficiles, mais aussi par crainte de tomber malade et de contaminer d’autres personnes », selon Dr Lode Godderis d’IDEWE et de la KU Leuven.

« Tendus » et « anxieux »

Au niveau des émotions, plus de la moitié des participants se disent « tendus » (52 %) et 38 % sont « anxieux ».

La situation familiale influence également le ressenti des travailleurs, selon l’enquête. Les personnes seules avec enfant(s) à charge ressentent le plus souvent la dépression et de l’anxiété (54 %), talonnées par les personnes en couple avec enfant(s) à charge (49 %) et les personnes seules sans enfant (48 %). Les personnes en couple et sans enfant obtiennent les meilleurs résultats (42 %).

Enfin, 38 % des personnes qui travaillent encore pleinement pendant la crise du coronavirus rencontrent des problèmes dans leur fonctionnement journalier, d’après l’étude. Moins elles travaillent, plus ces problèmes augmentent. Ainsi, 45 % des personnes au chômage temporaire partiel se portent moins bien au quotidien, et ce pourcentage grimpe à 49 % chez les personnes en chômage temporaire total. Alors que 62 % des personnes qui travaillent encore pleinement se disent satisfaites de leur travail.

 
 
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