Système D: utiliser son vieux smartphone comme webcam

shutterstock_1697045347
Shutterstock

Le confinement n'a malheureusement pas supprimé les réunions des plannings de ceux qui travaillent. Depuis quelques semaines, les programmes de vidéoconférence ont le vent en poupe : Zoom, Skype, Google Meet, etc...

Malheureusement, on remarque bien vite, en comparant l'image de ses collègues ou de ses proches pendant les fameux apéros en ligne, que toutes les caméras ne se valent pas. Rarement utilisées en temps normal, elles sont souvent de piètre qualité sur les ordinateurs portables et carrément absentes des ordinateurs de bureau.

En temps normal, il suffit de se tourner vers les webcams pour renvoyer la meilleure image possible de soi. Malheureusement, l'incertitude plane autour des livraisons. Par ailleurs, les Etats-Unis connaissent actuellement de nombreuses ruptures de stock de webcam depuis le début de la crise sanitaire.

Heureusement, si un vieux smartphone traîne dans un tiroir, grâce à des applications, il peut facilement être connecté via le réseau à un ordinateur pour servir de caméra d'appoint. Les appareils photo de smartphones, surtout ceux situés dans leurs dos, sont généralement de bonne qualité et peuvent bien souvent remplacer avantageusement la caméra intégrée d'un ordinateur portable.

Le combo Android et Windows

Les possesseurs de téléphone Android pourront télécharger une application comme Droidcam, disponible sur le Play Store. Pour pouvoir connecter le téléphone et l'ordinateur Windows, il faut ensuite installer le programme sur le PC via le site des développeurs. (https://www.dev47apps.com/droidcam/update/)

Attention, pour permettre leur connexion, les deux appareils doivent être connectés sur le même réseau WiFi. Une fois l'installation terminée, le programme demande d'entrer l'adresse IP de l'appareil à connecter. Il suffit alors de lancer l'application sur le téléphone pour connaître son adresse IP. Qu'il suffit de taper dans le programme sur l'ordinateur. Une fois les cases « vidéo » et « audio » cochées, l'ordinateur se met à diffuser ce que filme le smartphone.

Normalement, le téléphone est désormais reconnu comme webcam par l'ensemble des programmes de vidéoconférence. Un petit tour dans les réglages peut être nécessaire pour en faire la caméra par défaut. Il suffit pour cela de sélectionner Droidcamp source comme source vidéo.

Apple facile mais payant

Les utilisateurs d'iPhone ne sont bien sûr pas en reste. Il peuvent télécharger l'app EpocCam sur l'App Store. L'installation est même plus rapide que pour les téléphones android. Ici aussi, il est nécessaire d'installer le client de l'application sur son Mac. Le programme est disponible à cette adresse https://www.kinoni.com/ . Après le lancement du programme sur l'ordinateur, ce dernier détecte directement le téléphone pour peu que les deux soient connectés au même réseau. Il suffit alors de lancer le programme d'appel vidéo.

Si EpocCam est simple à mettre en place, de nombreuses fonctionnalités importantes comme la qualité HD ne sont disponibles que si l'on opte pour la version payante (8 euros).

Vient ensuite l'étape la plus compliquée : trouver comment placer le téléphone pour que l'angle soit acceptable et qu'il tienne en place. Sans matériel sous la main, il est toujours possible de faire coincer le téléphone entre l'écran et le clavier de l'ordinateur. Une pince comme celles utilisées pour fixer les smartphones et GPS dans les voitures pourra parfaitement faire l'affaire. On peut aussi se servir de livres épais pour empêcher le téléphone de glisser...

Sur le même sujet
PolitiqueÉtats-Unis
 
À la Une du Soir.be
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Joe Biden et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres

    Assemblée générale de l’ONU: la crise couve entre Europe et Etats-Unis

  2. Resa a déjà abattu un travail colossal: sur plus de 50.000 foyers privés de gaz à la suite des inondations, il n’en restait plus, il y a une grosse semaine, «que» 8.700 en attente d’un raccordement.

    Inondations: «Tous les sinistrés seront raccordés au gaz cet hiver»

  3. Le projet fixe l’âge de la majorité sexuelle à 16 ans, et toute relation entre un(e) jeune de moins de 16 ans et quelqu’un qui est de plus de deux ans son aîné est considérée comme un viol.

    Droit pénal sexuel: le consentement au cœur de la réforme

La chronique
  • La chronique «Comme on nous parle»: il n’était pas une fois

    C’est une fille qui parle anglais sur internet. Tapez son nom, vous verrez : Shauna Dewit. Elle a 22 ans, elle est belge, francophone, elle vit à Hal et étudie à Bruxelles dans une grande école de cinéma, en néerlandais. Elle est trilingue, peut-être même plus, on ne sait pas, on ne l’a jamais rencontrée. On lui a écrit sur Tik Tok (1,2 million d’abonnés) et sur Instagram (369.000), elle n’a jamais répondu. Les messages ont dû se noyer dans la masse.

    La masse, ce sont principalement des hommes, très amoureux. Ils la trouvent jolie, oui, avec sa jeunesse, ses longs cheveux ondulés, ses yeux verts en amandes, ses fossettes, ses grandes dents blanches, ses taches de rousseur, ses petites grimaces trop mignonnes… Mais ce qui les rend dingues, littéralement dingues, dingues à crever, dingues à se fracasser la tête contre l’écran de leur smartphone, c’est son accent.

    Paraît qu’un francophone qui parle anglais, y a rien de plus sexy. Vos ami.e.s british vous l’ont sûrement déjà dit. Mais Shauna ! Shauna ! Shauna, son accent, c’est...

    Lire la suite

  • La grande gayole du covid wallon

    A quelques encablures de la phase du « chacun décide pour lui-même », c’est déjà l’opacité qui règne. En Wallonie du moins, car à ce stade, on a l’impression qu’il y a désormais trente-six niveaux de prises de décisions qui se penchent sur la manière de combattre la reprise du covid dans le sud du pays, et plus grand monde qui sache à quel saint se vouer.

    C’est sans doute un brin exagéré mais ce lundi il y avait à tout le moins de l’énervement dans l’air, tant le « qu’est-ce qu’on fait...

    Lire la suite