Système D: utiliser son vieux smartphone comme webcam

Système D: utiliser son vieux smartphone comme webcam
Shutterstock

Le confinement n'a malheureusement pas supprimé les réunions des plannings de ceux qui travaillent. Depuis quelques semaines, les programmes de vidéoconférence ont le vent en poupe : Zoom, Skype, Google Meet, etc...

Malheureusement, on remarque bien vite, en comparant l'image de ses collègues ou de ses proches pendant les fameux apéros en ligne, que toutes les caméras ne se valent pas. Rarement utilisées en temps normal, elles sont souvent de piètre qualité sur les ordinateurs portables et carrément absentes des ordinateurs de bureau.

En temps normal, il suffit de se tourner vers les webcams pour renvoyer la meilleure image possible de soi. Malheureusement, l'incertitude plane autour des livraisons. Par ailleurs, les Etats-Unis connaissent actuellement de nombreuses ruptures de stock de webcam depuis le début de la crise sanitaire.

Heureusement, si un vieux smartphone traîne dans un tiroir, grâce à des applications, il peut facilement être connecté via le réseau à un ordinateur pour servir de caméra d'appoint. Les appareils photo de smartphones, surtout ceux situés dans leurs dos, sont généralement de bonne qualité et peuvent bien souvent remplacer avantageusement la caméra intégrée d'un ordinateur portable.

Le combo Android et Windows

Les possesseurs de téléphone Android pourront télécharger une application comme Droidcam, disponible sur le Play Store. Pour pouvoir connecter le téléphone et l'ordinateur Windows, il faut ensuite installer le programme sur le PC via le site des développeurs. (https://www.dev47apps.com/droidcam/update/)

Attention, pour permettre leur connexion, les deux appareils doivent être connectés sur le même réseau WiFi. Une fois l'installation terminée, le programme demande d'entrer l'adresse IP de l'appareil à connecter. Il suffit alors de lancer l'application sur le téléphone pour connaître son adresse IP. Qu'il suffit de taper dans le programme sur l'ordinateur. Une fois les cases « vidéo » et « audio » cochées, l'ordinateur se met à diffuser ce que filme le smartphone.

Normalement, le téléphone est désormais reconnu comme webcam par l'ensemble des programmes de vidéoconférence. Un petit tour dans les réglages peut être nécessaire pour en faire la caméra par défaut. Il suffit pour cela de sélectionner Droidcamp source comme source vidéo.

Apple facile mais payant

Les utilisateurs d'iPhone ne sont bien sûr pas en reste. Il peuvent télécharger l'app EpocCam sur l'App Store. L'installation est même plus rapide que pour les téléphones android. Ici aussi, il est nécessaire d'installer le client de l'application sur son Mac. Le programme est disponible à cette adresse https://www.kinoni.com/ . Après le lancement du programme sur l'ordinateur, ce dernier détecte directement le téléphone pour peu que les deux soient connectés au même réseau. Il suffit alors de lancer le programme d'appel vidéo.

Si EpocCam est simple à mettre en place, de nombreuses fonctionnalités importantes comme la qualité HD ne sont disponibles que si l'on opte pour la version payante (8 euros).

Vient ensuite l'étape la plus compliquée : trouver comment placer le téléphone pour que l'angle soit acceptable et qu'il tienne en place. Sans matériel sous la main, il est toujours possible de faire coincer le téléphone entre l'écran et le clavier de l'ordinateur. Une pince comme celles utilisées pour fixer les smartphones et GPS dans les voitures pourra parfaitement faire l'affaire. On peut aussi se servir de livres épais pour empêcher le téléphone de glisser...

Sur le même sujet
PolitiqueÉtats-Unis
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les agences de voyage ne savent plus trop à quel saint se vouer face au code orange.

    Voyages à l’étranger: orange, couleur d’incertitudes

  2. La mobilité douce a gagné des adeptes, mais la voiture a encore de beaux jours devant elle.

    Le coronavirus modifie à peine la mobilité des Belges

  3. Cela aura pris cent jours, mais les artistes ont fini par se faire entendre du pouvoir fédéral.

    Politique culturelle: enfin, quatre mesures fédérales ponctuelles d’aide aux artistes

La chronique
  • Petit manuel de savoir (sur)vivre…

    A l’attention de ceux qui ne partent pas,

    Cette année, on ne voyage pas. Ou alors juste dans un rayon de dix kilomètres. Tels ces habitants d’Ecaussinnes, partis (en voiture) s’installer dans le camping d’Ecaussinnes… Pour la douche, ils font l’aller-retour entre leur maison et leur lieu de vacances – ils préfèrent leur salle de bains. Ou comment profiter du meilleur de sa maison et de vacances idéales en même temps. Même Macron n’y a pas pensé.

    Des vacances immobiles ? Une prolongation du confinement ? Pourquoi pas ? Il y a des nostalgiques du confinement qui évoquent avec regret le calme, le soleil brûlant, le ciel sans avions, les rues sans autos, le boulot sans boulot, les collègues qu’on ne doit plus côtoyer que sur écran – ce qui permet de lire impunément un polar pendant les réunions.

    Cette année, se risquer au loin c’est masque, thermomètre, peur de l’autre et de l’air conditionné, surveillance, distance et,...

    Lire la suite

  • Enfin l’artiste!

    Une semaine après le triste spectacle de la flibuste sur l’avortement, le Parlement sort grandi ce jeudi soir du vote accordant un soutien aux artistes belges cruellement touchés par cette crise du Covid.

    On craignait le pire pourtant depuis les débats et les travaux parlementaires qui avaient débouché sur le renvoi de ces textes au Conseil d’État et à la Cour des Comptes, sur fond de clichés dans le chef de certains partis, faisant des artistes des profiteurs et des suceurs de roue....

    Lire la suite