La Ville de Bruxelles étudie son sous-sol pour planter un maximum d’arbres

La Ville de Bruxelles étudie son sous-sol pour planter un maximum d’arbres

Ce mardi, la commune de Woluwe-Saint-Lambert a annoncé la création d’une mini-forêt urbaine, Forest a déjà aménagé la sienne… La Ville de Bruxelles a lancé, fin de l’année, son plan Canopée 2020-2030, qui vise à encourager la plantation (publique et privée) d’arbres sur son territoire. Dans la foulée, Ans Persoons, échevine (one.brussels) de l’Urbanisme, lance un projet pilote, pour cartographier les sous-sols urbains.

L’initiative n’arrive pas par hasard en plein confinement. « La crise du corona met bien en évidence l’importance la proximité. Tous les habitants doivent avoir, à quelques minutes de chez eux, des bancs, des plaines de jeux, des espaces de détente », balise Ans Persoons. Et, bien sûr, des arbres, « dans les parcs et les jardins, mais aussi dans chaque rue et sur chaque place ». « Parce qu’ils apportent de l’oxygène, de l’air frais, de l’ombre. Tous les quartiers doivent être verts, surtout avec le réchauffement climatique. Et puis, les arbres sont bénéfiques pour le bien-être physique et psychique. » La démonstration est faite, la conviction se traduit en ambition : « Il faut passer à la vitesse supérieure », martèle l’échevine.

Un sous-sol trop encombré pour les racines

Sauf que la plantation d’arbres n’a rien d’évident en ville, faute de place… pour les racines. La faute aux réseaux de gaz, d’électricité, de télécommunications, d’eau, de transports en commun (train, tram, métro), qui saturent le sous-sol urbain. Une difficulté rencontrée pour la verdurisation du piétonnier, notamment. « Et planter des arbres en pot n’est pas une solution, explique le cabinet de l’échevine. Les arbres ne vont pas croître dès lors que les racines ne peuvent pas s’étendre. De plus, on constate que les bacs à plantes servent souvent à accueillir les déchets. »

Ans Persoons suggère dès lors d’inverser la logique. Et de concevoir l’espace public en partant… du sous-sol. « En regardant là où on peut imaginer planter des arbres, parce que leurs racines trouveront la place nécessaire. » En clair, on placerait les arbres sur le plan d’aménagement dès le début de la réflexion, en partant du principe que « partout où on peut en planter, on doit le faire ». Un élément clé de la réflexion, comme la mobilité, la fonction détente, ou l’esthétique.

Cette méthode « renversée », le collège entend la tester sur deux périmètres, le bas de Laeken et le quartier européen, « qui ont un grand besoin de verdure ». Le premier, très dense, « manque d’espaces publics de qualité » ; dans le second, la Ville veut « rétablir l’habitat ». Concrètement, un bureau d’études a été mandaté, pour cartographier les sous-sols de ces deux quartiers… Une mission complexe, qui suppose de tenter d’obtenir les plans des différents réseaux souterrains (un défi en soi) et, le cas échéant, de creuser des tranchées pour compléter l’information. Ce travail effectué, il sera possible de déterminer tous les endroits précis où il serait conseillé de planter un arbre. Un budget de 281.000 euros a été débloqué à cette fin.

 
 
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