Emmanuel André coordonnera le traçage des malades

Emmanuel André coordonnera le traçage des malades
BELGA.

Le virologue Emmanuel André sera chargé de la coordination du dispositif de traçage des malades dans le cadre de la procédure de déconfinement, selon une information donnée par la RTBF. Ce scientifique était jusqu’à la semaine dernière le porte-parole fédéral du centre national de crise. Il demeure membre de GEES, le groupe d’experts chargée de la stratégie de sortie du confinement. Mais il sera donc aussi plus spécifiquement chargé de la bonne marche d’un dispositif qui est un des trois piliers de la réussite du déconfinement avec la distanciation sociale et le port du masque.

La compétence du traçage appartient aux entités fédérées, qui sont globalement en charge de la prévention de la santé. Elle consiste à rechercher les malades potentiels au départ d’un cas avéré en pistant littéralement les contacts qu’une personne infectée a pu avoir durant les quinze jours qui précèdent le test positif : famille, voisin, collègues, etc. La mise en place d’une application par smartphone a été écartée, provisoirement peut-être. Ce traçage s’organisera au départ d’un call center qui interrogera les personnes potentiellement touchées par le Covid-19. L’objectif est de briser les chaînes de transmission de la maladie en isolant les malades.

D’emblée, les entités fédérées ont plaidé en faveur d’une structure faîtière qui assurerait la coordination de l’opération avec le soutien d’experts. Emmanuel André sera donc celui-là. La mise en place du dispositif prend du temps parce qu’il s’agit d’établir des procédures identiques dans toutes les régions du pays et de mettre en place une plateforme et des outils communs qui permettront de suivre la trace du virus sur l’ensemble du territoire belge.

Autour de 2000 personnes (techniciens de call-center mais aussi spécialistes des questions de santé) doivent être mobilisées pour rendre le traçage efficace. Dans un premier temps, les entités fédérées devraient s’appuyer sur les équipes déjà existantes des centres de surveillance des maladies infectieuses qui ont déjà l’habitude de ces procédures pour des pathologies comme la turberculose et la méningite. Mais cela ne suffira pas à rencontrer les besoins humains. Des pistes sont donc suivies dans d’autres services des administrations, les mutuelles, des secrétariats sociaux ou médicaux…

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