Tests: les généralistes toujours pas rassurés à 48 heures du déconfinement

Tests: les généralistes toujours pas rassurés à 48 heures du déconfinement
Reuters

Ce qu’on comprend au final, c’est que les gens ne comprennent pas ce qu’il va se passer… » Thomas Orban, médecin généraliste et président du collège de médecine générale francophone s’apprête à un marathon médiatique ce week-end pour expliquer précisément le rôle que joueront les médecins, à partir du début du déconfinement. « Une chose est sûre : la plupart des médecins ne testeront pas au Covid-19 dans leur cabinet, à partir du lundi 4 avril, contrairement à ce qu’a dit le ministre Philippe De Backer (VLD), sans jamais nous avoir consultés. »

>> Déconfinement: ce qui est autorisé à partir du 4 mai

A l’heure d’écrire ces lignes, Thomas Orban regrettait surtout n’avait reçu aucune indication concrète quant à la distribution de matériel de protection permettant aux généralistes de pouvoir tester les cas suspects de coronavirus : « On a été entendu et avons pu obtenir les masques chirurgicaux, mais ce sont des FPP2 qu’il faudrait. Jusqu’ici, ceux qui en ont se les sont procurés à leur frais. Il n’y a aucun signal concret que nous allons en recevoir ce week-end, même chose pour les visières, les blouses, etc. »

Une centaine de centres de tri

Résultat, la majorité des médecins renverra vers les centres de tris. Une centaine de ces centres de prélèvement mis en place au début de la pandémie devraient être en mesure de tester les patients. Là encore, il faudra vérifier qu’ils sont effectivement opérationnels. Dans un communiqué publié mercredi soir, Philippe De Backer se voulait rassurant et expliquait que la Défense se chargera de livrer le matériel  : « Nous nous attendons à ce que la plupart des centres reçoivent le matériel déjà ce week-end », assurait le ministre. Selon nos informations, la liste des centres a été arrêtée en milieu de journée vendredi. L’armée a donc un peu plus de 48 heures pour livrer la marchandise. On notera toutefois que dans son communiqué, le ministre explique que la mise en place des tests sera graduelle. Il ne vise donc pas le 4 mais le 11 mai pour que tout soit tout à fait opérationnel au niveau du testing.

Thomas Obran n’est pas convaincu par ces annonces. Il juge la communication des autorités peu claire, surtout pour les futurs patients : « Pour nous, l’avion décolle lundi matin et nous n’avons pas le plan de vol. Nous sommes prêts à nous adapter en fonction de l’évolution de l’épidémie, mais attention à ne pas rater le démarrage. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous