Charline Van Snick donne des cours en ligne de judo: «Cela permet de limiter la casse»

Charline Van Snick garde la forme.
Charline Van Snick garde la forme. - Photo News

Privée de compétitions et d’objectifs à court terme à l’instar de tous les sportifs de haut niveau, Charline Van Snick est contrainte de s’entraîner de son côté, sans autre partenaire que son compagnon dans la vie. Rentrée chez elle en Belgique avant que les directives ne l’interdisent, la judokate belge en profite pour passer du temps en famille. Elle est toutefois également présente sur les réseaux sociaux. En effet, durant cette période de confinement, Van Snick donne des cours de judo sur internet et plus précisément via la plate-forme Zoom.

Charline, d’où est venue la démarche de réaliser ces cours en ligne ?

De mon club parisien, l’ACBB situé à Boulogne-Billancourt. Il a mis en place des entraînements sur Zoom afin de maintenir un lien entre nous et permettre aux jeunes, à leurs parents ou à d’autres encore, de garder la forme. Ce n’était pas spécialement destiné aux sportifs de haut niveau puisque nous disposons de nos programmes personnalisés par ailleurs. Mais ce système nous permet de donner des entraînements ensemble et de conserver un certain esprit d’équipe. On m’a proposé de donner une séance et j’ai augmenté le nombre de vues via mon réseau belge. Il y a aussi eu de plus en plus de demandes, notamment pour qu’il y ait des cours de judo parce qu’à la base, ce n’était que de la préparation physique.

Est-ce ouvert à n’importe qui ?

J’ai donné un cours de judo, pour lequel il faut tout de même connaître les mouvements de base, même si ce n’est pas très compliqué. Et j’ai dirigé un cours de préparation physique accessible à tout le monde. Comme mon copain et moi avons partagé ces événements sur nos réseaux sociaux, nous avons donc augmenté la cible. Des judokas qui ne sont pas de notre club ont ainsi accroché et suivent désormais aussi les cours donnés par les autres professeurs.

On imagine que les retours sont positifs…

Oui, très. En général, par cours, nous sommes un peu moins de 80. Outre les cours, il y a des « live » qui permettent de donner la possibilité à des gens qui n’avaient pas vu l’annonce du cours précédent de savoir que ça existe. Cela peut leur donner envie de participer au suivant. Ces directs ne sont donc pas destinés à permettre au public de réaliser des mouvements avec nous. C’est simplement pour montrer que ce concept existe.

Pensez-vous que cela pourrait perdurer au-delà du confinement ?

Il faudra déjà voir comment va se passer le déconfinement par rapport aux sports de contact. Tant que ces derniers ne peuvent pas reprendre, on va sûrement laisser ce système en place. Par contre, à partir du moment où on pourra se retrouver afin de s’entraîner normalement, c’est sûr qu’on préférera la démarche physique plutôt que virtuelle. De fait, je ne vois pas l’intérêt de donner des cours par internet à partir du moment où on peut se retrouver en groupe. Actuellement, ce système permet donc de limiter les dégâts liés au manque d’entraînements et d’obtenir une activité collective en restant chez soi. Mais ensuite, il n’y aura donc aucune raison de maintenir ce type d’entraînement.

 
 
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