235 personnes pour le tracking à Bruxelles

235 personnes pour le tracking à Bruxelles
EPA

Du personnel des mutuelles participera au dispositif de traçage des contacts de patients contaminés au coronavirus, a indiqué dimanche le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron.

C’est ce lundi 4 mai que ce dispositif de « tracing » entre en phase de test, afin qu’il soit pleinement opérationnel le 11 mai, « véritable moment de départ du déconfinement progressif », selon le ministre Ecolo. Ce calendrier avait fait l’objet d’un accord en Conseil national de sécurité. Les entités fédérées du pays doivent développer leurs dispositifs de sorte qu’ils puissent interagir via une plate-forme fédérale. Le dispositif bruxellois vient de faire l’objet d’un accord en gouvernement.

Il sera composé d’un call center de 170 collaborateurs ainsi que d’une équipe de terrain de 65 personnes pour joindre les personnes qui n’auraient pu être contactées par téléphone, détaille le ministre dans un communiqué.

Aide des mutuelles

Pour cette opération, l’administration est sollicitée mais aussi les mutuelles. Celles-ci « se sont imposées comme un partenaire de premier choix » pour leur expertise en matière de santé, leur force d’organisation, leur capacité à mettre rapidement du personnel à disposition, leur connaissance des exigences de protection de la vie privée, etc., selon M. Maron.

Le traçage démarre une fois qu’un médecin ou un laboratoire a rentré les données d’un patient infecté dans la base de données centrale. Toute personne qui a des symptômes est donc invitée à téléphoner à son médecin généraliste.

Si la plupart des contacts peuvent être établis par téléphone sur la base d’un questionnaire-type par du personnel administratif (call center de première ligne), il faut compter que 20 % des situations nécessiteront un recours à du personnel plus spécialisé (profil infirmier ou similaire, deuxième ligne), voire à un médecin (troisième ligne). Les contacts qui n’auront pu être établis par téléphone ou qui seront jugés non conformes nécessiteront une visite sur place. Plusieurs équipes seront mises sur pied pour assurer ce suivi sur le terrain.

Le montant global de l’opération pour les trois prochains mois s’élève à 7,3 millions d’euros, selon le ministre bruxellois. La situation sera réévaluée en fonction de son évolution.

 
 
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