Coronavirus - Malgré la baisse des revenus, "pas question d'un plan de licenciements chez RTL Belgium"

Le recul des revenus publicitaires touche tant la télévision (-11,2%) que la radio (-3,8%) et le phénomène ne devrait pas s'inverser dans l'immédiat, les chiffres du 2e trimestre devant être influencés eux aussi négativement par la crise du coronavirus. "Les perspectives pour le mois de mai sont aussi sombres que celles d'avril", appuie ainsi Philippe Delusinne.

Dès lors, une soixantaine des quelque 300 travailleurs qui se trouvaient déjà au chômage économique une fois par semaine en avril le seront désormais deux à trois jours par semaine. RTL Belgium continuera toutefois à prendre à sa charge le différentiel avec leur salaire habituel à hauteur de 90%, assure son patron. Il s'agit de fonctions pour lesquelles il n'y pas d'activités dans l'immédiat, à l'image des équipes engagées dans les festivals ou les événements pour lesquels le groupe est partenaire.

S'il n'y a pas de plan de restructuration pour le moment, l'administrateur délégué ne peut pas être aussi affirmatif sur le long terme. "On va voir comment la situation évolue. On sent un frémissement de retour des campagnes publicitaires pour les mois de juin-juillet et on espère que la fin d'année sera positive." Il faudra cependant revoir cette position si les perspectives à deux ans ne sont pas meilleures, laisse-t-il entendre, rappelant que RTL Belgium est une entreprise privée et que sa rentabilité est pour le moment remise en question.

Philippe Delusinne se félicite toutefois que le confinement ait permis aux chaînes du groupe de connaître des audiences au sommet, avec parfois près d'un million de téléspectateurs pour le journal télévisé de 19H00. "J'ai la faiblesse de croire que cette redécouverte de la télévision va durer bien plus longtemps que la crise actuelle", conclut-il.

 
 
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