«Un net relâchement» dans le respect du confinement depuis les vacances de Pâques

«Un net relâchement» dans le respect du confinement depuis les vacances de Pâques

On assiste à un net relâchement dans le respect des mesures de protection et de distanciation sociale depuis les vacances de Pâques », relève Jean-Philippe Platteau (UNamur), économiste et membre d’un consortium universitaire qui présentait, lundi, ses modèles d’expansion du coronavirus.

« La population devance et anticipe les mesures de déconfinement. Même si au-delà de 65 ans, les gens ont l’air de respecter plus scrupuleusement les consignes », enchaîne-t-il.

Les données de la téléphonie mobile viennent étayer ces propos : « on a constaté que le nombre de déplacements extra-communaux lors du week-end de Pâques avait augmenté de 30 % par rapport aux week-ends précédents », complète Catherine Linard, géographe de la santé à l’UNamur.

Sans doute que la durée de l’effort demandé influe aussi sur nos comportements. « Plus le confinement va durer, plus les gens vont commencer à le contourner », avance Philippe Platteau, « mais il est important de rappeler à quel point le respect des mesures est essentiel pour une bonne évolution des courbes (infections, décès, hospitalisations…) de la pandémie. »

Les « mauvais élèves » feront payer leur indiscipline aux personnes plus vulnérables, soulignent encore les chercheurs, car nous ne sommes pas tous égaux face à la propagation du virus.

On constate, en outre, une certaine ségrégation entre régions. « En France par exemple, les Parisiens qui ont réservé des villas dans le sud, sur la Côte d’Azur, ou dans la Drôme voient leurs réservations annulées sous prétexte qu’ils viennent d’une zone à risque. Car, on le sait, les capitales constituent des foyers importants », conclut Jean-Philippe Platteau.

 
 
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