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Procès Henkinet: une condamnation, et après?

« Tu ne tueras point » : le prescrit biblique vaut aussi, et plus encore, dans la Justice des hommes à moins de consentir au chaos qu’imposerait la reconnaissance d’un droit de tuer « pour de bonnes raisons ».

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 3 min

La condamnation à dix ans de réclusion de Rita Henkinet aux assises de Liège apparaît, au terme de ce procès éprouvant mais utile, comme une sanction proportionnée à la gravité des faits commis mis en regard des larges circonstances atténuantes dont ne pouvait que bénéficier cette accusée. La cour et les jurés ont rappelé, tant dans leur verdict de culpabilité que dans l’arrêt prononcé, cette évidence parfois gommée par l’exceptionnalité d’un crime ou la banalité de son auteur : la vie, a fortiori celle des plus faibles, n’est pas la propriété de ceux qui l’ont donnée. « Tu ne tueras point » : le prescrit biblique vaut aussi, et plus encore, dans la Justice des hommes à moins de consentir au chaos qu’imposerait la reconnaissance d’un droit de tuer « pour de bonnes raisons ».

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2 Commentaires

  • Posté par Claire Bailly, jeudi 10 mars 2016, 9:46

    Mr Marc Metdepenningen, si dans les grandes lignes je peux adhérer à votre propos, votre avant-dernier § est totalement erroné. Oui, ce calvaire est le fruit du handicap de ses enfants et nous le vivons tous à des degrés différents tant il manque de moyens, tant l'isolement peut être grand. On ne construit pas une solitude de parent d'enfant handicapé : c'est la société qui le contruit. Luc Boland

  • Posté par METDEPENNINGEN MARC, jeudi 10 mars 2016, 20:44

    Cher Monsieur. Oui, je n'en doute pas: l'isolement peut être grand. Oui, il manque des moyens et plus généralement de l'humanité constante. Mais attribuer à une causalité unique ce qui procède d'une alchimie complexe entre l'état des enfants, le vécu qu'en ressentait leur mère, sa décision de passer à l'acte, me semble réduire à une redoutable fatalité des cas à l'apparence similaire.... Bien à vous. M.

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