Les cours du pétrole vont de l'avant portés par le déconfinement

Vers 09H20 GMT (11H20 à Bruxelles), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 29,05 dollars à Londres, en hausse de 6,80% par rapport à la clôture de lundi, se rapprochant un peu plus de la barre des 30 dollars, pas vue depuis mi-avril.

A New York, le baril américain de WTI pour juin gagnait 8,93%, à 22,21 dollars.

La veille, les cours du pétrole avaient fini en hausse pour la quatrième séance de suite.

L'optimisme d'un "retour à la normale" mondial soutient les cours du brut, affirme Naeem Aslam, d'Avatrade, prenant en exemple "les anciens foyers de la pandémie, comme l'Italie et l'Espagne, qui relâchent leurs mesures de confinement" et le Royaume-Uni "dont la voie devrait être tracée cette semaine".

Avec d'infinies précautions, une quinzaine d'États européens, dont la Belgique, ont en effet entrepris lundi d'alléger les mesures de confinement imposées depuis des semaines à leurs habitants.

"Le pire est peut-être passé pour le pétrole", ajoute M. Aslam, notamment grâce aux "réductions de l'offre, plus ou moins volontaires", et à une "courbe de la demande qui pourrait s'inverser". "Mais l'idée que nous allons nous déplacer autant qu'avant est fantaisiste, du moins à court terme", rappelle Neil Wilson de Markets.com.

L'équilibre de marché fait aussi l'objet d'efforts importants côté offre. Depuis vendredi, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs principaux partenaires, réunis au sein de l'Opep+, doivent retirer 9,7 millions de barils par jour (mbj) du marché afin de stabiliser les prix.

Cette mesure exceptionnelle, qui doit être progressivement assouplie à partir de juillet, a pour but de soulager un marché asphyxié par une offre excédentaire et des stockages proches de la saturation avec la chute de la consommation liée à la pandémie de coronavirus.

 
 
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