Coronavirus - La PRJ de Maxi Toys serait une bouée de sauvetage dans une situation peu brillante (CNE)

L'entreprise a commenté n'avoir pas d'autres solutions que de demander une protection contre ses créanciers.

Du côté syndical, on reste attentif à la situation en attendant la décision du juge quant à l'accord sur une telle procédure. "Une PRJ serait une bouée de sauvetage pour l'entreprise, dont la situation, il faut bien le reconnaître, n'est pas brillante", a réagi Rocco D'Amore, de la CNE.

"Nous n'avons pas encore de réaction particulière à apporter à ce stade, la procédure concernant essentiellement l'employeur dans un premier temps", confie-t-il. "Une PRJ dure 6 mois et peut être renouvelée une fois, rarement deux. Cette période permet à l'employeur de discuter avec les créanciers, d'éventuel repreneurs et prêteurs. La crise sanitaire a été un coup de grâce et, dans le contexte actuel, les banques sont frileuses pour prêter de l'argent."

L'enseigne, dont les magasins ont dû fermer en raison des mesures de confinement, a notamment perdu toute la période de Pâques, rappelle le syndicaliste. "Or, il faut des fonds pour lancer la campagne d'été et la fin d'année. Maxi Toys Belgique a besoin de 10 millions d'euros et Maxi Toys France 20 millions d'euros."

L'entreprise emploie, selon la CNE, 465 travailleurs en Belgique, dont 179 dans les magasins "Maxi Toys", 153 dans les "Bart Smit" et 133 au centre logistique de Houdeng-Goegnies (La Louvière).

 
 
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