La Bundesbank s'engage à aider la BCE à répondre aux critiques des juges (2)

Alors que l'institution gardienne de l'euro s'est vu fixer un ultimatum de trois mois pour justifier ses rachats massifs de dette publique, "je soutiendrai la satisfaction de cette exigence" des juges, a déclaré Jens Weidmann, président de la Bundesbank, dans un communiqué.

Dans un arrêt retentissant, la Cour constitutionnelle allemande a souligné mardi le fait que le programme de rachat de dette lancé en 2015, et lourd de plus de 2.100 milliards d'euros, devait garantir "une distance suffisante par rapport au financement" des Etats, interdit par le Traité européen, rappelle M. Weidmann.

Un point "dont j'ai souligné l'importance dans le passé", a ajouté le banquier central allemand, partisan d'une politique monétaire orthodoxe et qui, dans le passé, a souvent critiqué le soutien de la BCE à la zone euro.

Il s'est opposé à plusieurs reprises, notamment en septembre dernier, aux décisions prises par le conseil des gouverneurs d'amplifier les rachats d'obligations sur le marché.

Ces derniers atteignent désormais près de 2.200 milliards d'euros depuis leur lancement en mars 2015, en devant stimuler l'offre de crédit, donc in fine la croissance et l'emploi en zone euro.

L'arrêt de la Cour constitutionnelle allemande pourrait à terme gêner les efforts de l'institut de Francfort qui a renforcé en mars ses interventions sur le marché face aux conséquences de la crise sanitaire du coronavirus.

 
 
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