Coronavirus - La compagnie aérienne Virgin Atlantic supprime plus de 3.000 emplois (2)

La société explique avoir pris cette décision pour réduire ses coûts et "préserver son avenir". La compagnie ajoute être en discussions avec le gouvernement pour obtenir un financement, sans lequel elle risque la faillite, avait prévenu son fondateur Richard Branson.

Des consultations avec les syndicats quant aux pertes d'emplois vont débuter prochainement, indique l'entreprise mardi.

Virgin Atlantic Airways veut désormais se concentrer sur les aéroports de Londres Heathrow et de Manchester et cessera ses activités à Gatwick. Elle y conservera cependant les créneaux horaires, ce qui lui permettra de reprendre les vols si l'appétit pour le voyage aérien se rétablit.

Selon son patron Shai Weiss, ces mesures sont nécessaires pour remodeler et adapter la taille de l'entreprise à une baisse de la demande qui pourrait durer trois ans.

"Nous avons traversé de nombreuses tempêtes depuis notre premier vol il y a 36 ans mais aucune n'a été aussi dévastatrice que le Covid-19 et la perte qui y est associée de la vie et des moyens de subsistance pour tant de personnes", a-t-il déclaré.

Selon lui, les discussions se poursuivent avec le gouvernement britannique et les parties prenantes quant à une aide financière supplémentaire. Jusqu'à présent, Virgin Atlantic n'a toutefois pas été en mesure d'obtenir l'aide du gouvernement, dont la position est de n'intervenir qu'une fois que l'entreprise a épuisé toutes les autres options dont des levées de fonds auprès d'investisseurs ou le recours aux mesures de soutien à l'économie (chômage partiel et prêts garantis).

La compagnie aérienne est la énième à annoncer d'importantes pertes d'emplois alors que le secteur est largement au point mort en raison de la crise du coronavirus et des mesures associées telles que les restrictions de voyage. La semaine dernière, British Airways avait annoncé le licenciement de 12.000 personnes tandis que Ryanair avait averti qu'elle pourrait supprimer jusqu'à 3.000 emplois.

"Pourquoi le gouvernement reste-t-il les bras croisés alors que l'aviation plonge plus loin vers une spirale de la mort ?", s'est interrogé Brian Strutton, secrétaire général du syndicat des pilotes Balpa. Cette organisation a écrit une lettre ouverte au gouvernement lundi, demandant une action urgente pour atténuer la "crise de l'aviation".

 
 
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