Le Fonds Sparadrap, une initiative de soutien destinée aux travailleurs du secteur culturel

L’Union des artistes du spectacle (UAS) lance mardi un fonds d’urgence destiné au soutien des acteurs du secteur culturel. Les comédiens de doublage, qui seront les premiers à pouvoir reprendre leurs activités, ainsi que le Théâtre 140 verseront ainsi une partie de leur salaire ou de leurs recettes afin de venir en aide aux professionnels les plus précarisés.

Lancé à l’initiative de l’acteur et comédien de doublage Alain Eloy, le ’Fonds Sparadrap’ est administré par un comité de gestion composé des représentants du collectif des comédiens de doublage et de l’Union des artistes.

Alimenté par des personnes physiques ou morales, seules ou groupées en collectifs, le fonds d’urgence servira à apporter une aide financière aux travailleurs du secteur culturel les plus précarisés tels que les jeunes artistes ou techniciens n’ayant pas encore obtenu leur statut ou empêchés de le renouveler, les artistes non liés à une institution ou encore les producteurs, les compagnies ou les travailleurs qui n’ont pas accès aux allocations de chômage ou au chômage temporaire.

Si tout le monde peut faire un don, il est établi que les comédiens de doublage seront invités à verser, s’ils le désirent, 2,50 euros par prestation artistique de doublage effectuée. « Ils montrent ainsi leur solidarité envers les acteurs des arts vivants. Ce sont en quelque sorte les pauvres qui viennent en aide à ceux qui sont encore plus pauvres », affirme Pierre Dherte, président de l’UAS. « Nous espérons qu’en septembre, le fonds nous permettra d’apporter une micro-aide aux plus précarisés des professionnels travaillant dans la création, l’interprétation et l’exécution. »

Le Théâtre 140 est le premier opérateur culturel privé à avoir confirmé son soutien au fonds grâce au don des billetteries de spectateurs n’ayant pas souhaité se faire rembourser à la suite de l’annulation ou du report de spectacles.

M. Dherte, qui se dit insatisfait de la gestion de la crise par les pouvoirs publics, appelle les autorités à centraliser les informations concernant le secteur artistique et à organiser des consultations sectorielles et transversales. « L’absence de consultation sectorielle indique un problème de concertation au niveau des pouvoirs publics et, selon moi, un déni de la démocratie. Nous espérons que le fonds nous permettra d’aider les artistes. Les gens sont parfois bien plus généreux que les pouvoirs publics. », conclut le président de l’UAS.

 
 
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