Coronavirus: «La surmortalité réelle ne pourra être analysée qu’à la fin de l’épidémie», affirme la ministre wallonne de la Santé

Christie Morreale, la ministre Wallonne de la Santé
Christie Morreale, la ministre Wallonne de la Santé - Photo News

La surmortalité réelle liée au covid-19 ne pourra être analysée qu’à la fin de l’épidémie ou en tout cas à l’issue de sa phase aiguë, a averti la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, mardi, en commission spéciale du parlement régional.

Selon les chiffres préliminaires de Sciensano, la Wallonie a enregistré, entre le 16 mars et le 5 avril, 1.048 décès supplémentaires par rapport à ce qui était attendu sur la base des cinq dernières années.

Parmi ces décès supplémentaires, 483 concernent des personnes âgées de 65 à 84 ans et 502 des patients de plus de 85 ans.

« Mais il faut également tenir compte, dans l’estimation de cette surmortalité, du fait qu’une partie des personnes décédées à cause du covid-19, seraient sans doute mortes au cours de l’année 2020. Et il est donc possible que l’on observe, dans les mois suivants la fin de l’épidémie, une diminution du nombre de décès dans les maisons de repos », a souligné la ministre Morreale.

Durant cette période de l’année, on compte en effet, habituellement, entre 230 et 250 décès par semaine dans l’ensemble des maisons de repos.

Interrogée par ailleurs sur le ’contact tracing’ dont la phase test a débuté lundi, la ministre a indiqué que le système sera opérationnel dès ce jeudi « si tout se déroule sans encombre sur le plan technique ». Commun aux 3 Régions du pays, le ’traçage’ des contacts étroits qu’ont eu les personnes testées positives pendant les 48 heures précédentes, devrait permettre de casser la chaîne de transmission du virus.

 
 
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