Une comparution rondement menée: voici pourquoi le Standard va recevoir sa licence dans les prochaines heures

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Tous les voyants sont en tout cas au vert après la défense du dossier liégeois confiée à Me Grégory Ernes, du cabinet Atfield, qui, en présence aussi du président Bruno Venanzi, de son conseiller financier Bryan Whitnack et du directeur général Alexandre Grosjean, semble avoir convaincu les trois juges de la Cour Belge d’arbitrage pour le Sport (CBAS).

Si la séance, organisée par vidéoconférence n’a pas traîné en longueur, c’est que le travail avait été soigneusement préparé en amont, avec l’envoi à la fédération des documents ad hoc. Histoire de rassurer le manager des licences de la fédération, Nils Van Branteghem. Du coup, la brièveté de la séance qui n’aurait duré que quelques minutes démontre d’ailleurs qu’il ne s’agissait sans doute que d’une formalité.

Le prêt de Fellaini et le rachat du stade

Pour rappel, la Commission des licences avait reproché au Standard de ne pas avoir prouvé le versement d’une prime à la signature pour huit joueurs. Mais le document avait été présenté hors délai le 8 avril dernier et n’a donc pas constitué un problème mardi soir. Elle avait aussi demandé des garanties quant à la solvabilité de l’Immobilière Standard de Liège qui rachètera, d’ici le 30 juin prochain, le stade de Sclessin. Des garanties qui sont notamment passées par le prêt de 3 millions de Marouane Fellaini. Un rachat du stade qui permet également de combler le déficit de 14 millions du fonds de roulement soulevé par la Commission des licences.

Si la fumée blanche n’a pas encore été aperçue dans le ciel liégeois, cela ne devrait plus tarder. Si la CBAS a jusqu’au dimanche 10 mai pour rendre sa sentence, tout porte à croire que le club principautaire sera fixé sur son sort vendredi, au plus tard.

Une fois le précieux sésame en poche, le Standard pourra souffler un peu, attendre la décision de l’AG de la Pro League concernant l’arrêt de l’actuel championnat, mais surtout préparer l’avenir pour éviter qu’un tel affront ne se reproduise une deuxième fois tant cette situation a fait du tort à l’image du club.

La masse salariale (34M €) pose un sérieux problème

Or, on le sait, avec la situation sanitaire actuelle, l’avenir du football, de ses compétitions et donc de rentrées financières, est en suspens. Et dans le même temps, la masse salariale de 34 millions qui pose un sérieux problème au club liégeois ne va pas diminuer considérablement puisque tous les joueurs actuels sont toujours sous contrat et que le marché des transferts risque de ne pas être fructueux. Autant d’éléments qui font que même si la continuité du club est assurée jusqu’au terme de la prochaine saison, il va falloir se battre pour garder un budget le plus proche possible de l’équilibre. Un exercice dans lequel le Standard n’a guère excellé ces deux dernières années avec une perte d’exploitation cumulée de près de 11 millions.

Ce n’est donc pas uniquement sur le terrain sportif que le Standard tentera d’être compétitif la saison prochaine. Reste à savoir dans quel domaine il sera le plus performant… Mais cela, c’est une autre histoire. Dont on ne sait toujours pas, du moins pour ce qui va se passer sur le terrain, quand elle commencera…

 
 
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