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«Tracing: attention aux exploitations non désirables de nos données!»

Un arrêté royal réglementant le suivi digital des malades du coronavirus vient d’être rendu public. Cet arrêté préfigure un nouveau texte de loi. Plusieurs juristes et informaticiens émettent une série d’objections par rapport à son contenu et se disent inquiets pour la protection des données à caractère privé.

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Temps de lecture: 9 min

S’il est un ensemble de technologies que la crise sanitaire aura clairement mis à l’honneur, ce sont toutes celles se situant au carrefour du digital et des télécommunications. Nos vies professionnelles et nos vies académiques ont pu se poursuivre tant bien que mal sur les réseaux sociaux et les multiples applications de vidéoconférences. Les épidémiologistes, à l’aide du suivi des données de contamination et autres, et en en nourrissant des logiciels de modélisation épidémique, ont pu surveiller et surtout anticiper au plus près la courbe des infections et l’occupation des hôpitaux. C’est l’informatique qui, en partie, aura décidé de la date du démarrage, de la montée en puissance d’une semaine à l’autre, et des obligations comportementales, qui caractérisent le déconfinement en cours.

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4 Commentaires

  • Posté par Montalbano Livia , dimanche 12 juillet 2020, 17:26

    L'installation se fera sur base volontaire mais il faudra demander un code à son médecin...de quoi dissuader une partie des 37% qui soi disant sont prêts à installer l'application.

  • Posté par Pire Bernard, mardi 23 juin 2020, 17:56

    Le covid est un prétexte facile pour tenter de fliquer le citoyen dans tous ses faits et gestes et ainsi le contrôler. Bientôt on utilisera les données de votre téléphone pour savoir si votre déclaration fiscale est correcte, pour vous taxer de toutes les manières possibles, vous contraindre à faire des choses que autrement vous n'auriez pas faites. On a commencé par persuader les gens qu'il était bon d'entrer volontairement ses données dans des réseaux "sociaux" pour retrouver une connaissance perdue de vue depuis 30 ans, montrer sa réussite sociale ou donner son avis sur tout et sur rien. Première étape. Maintenant qu'on en sait déjà un peu plus sur vous, que l'industrie florissante des nouvelles technologies a pu placer par millions leurs petits gadgets high tech, on va passer à la vitesse supérieure et conditionner des accès, des services à l'existence d'un "profil" que vous devrez remplir. La démocratie à la chinoise est en marche... Quant à nos libertés, on a bien vu à quel point il est facile de les museler en organisant savamment une communication anxiogène. "Si tu ne fais pas ce que je dis, tu vas mourir" .Triste société.

  • Posté par Joute Dodo, mardi 12 mai 2020, 22:21

    Comment faire pour se débarrasser de ce groupe collant liberticide qui, à chaque opportunité, tente de réduire notre démocratie. Cela dure depuis au moins 30 ans, les coups de canif dans nos droits sont constants. Et maintenant plus que jamais avec la police qui tire à vue. Je propose qu'on donne des informations fantaisistes sur les questions posées. Cela ne résoudra pas tout puisque le dossier médical est ce qu'il est. Mais au moins, un peu d'intox diminue tout de même la pression liberticide et rend les données partiellement inexploitables. Bien entendu, le but premier ne sera pas atteint mais qui s'en soucie?

  • Posté par G Jean Luc, mercredi 6 mai 2020, 14:01

    la belgique n'est pas consciente de ce qu'est la vie privée, rien qu'en allant sur belgium.be, il y a déjà 2 scripts de google qui tournent. Quelle est le besoin de la belgique d'informer les gafa que je vais sur leur site?? alors, comment leur faire confiance?

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