Coronavirus: l’Union européenne devrait connaître une récession «historique» de 7,4%

Coronavirus: l’Union européenne devrait connaître une récession «historique» de 7,4%

On connaît enfin les chiffres que la Commission européenne met sur la catastrophe économique liée au Covid-19. L’économie européenne devrait connaître une récession dans des proportions historiques cette année, prévient d’emblée l’institution européenne dans les données publiées mercredi. Le PIB de l’UE, soit sa production de richesse annuelle, devrait se contracter cette année de 7,4 % cette année et celui de la zone euro de 7,75 %. En février dernier, la Commission s’attendait à une croissance de 1,4 % pour l’UE et 1,2 % pour la zone euro.

Et en Belgique ?

La Belgique connaîtra une récession dans la moyenne européenne (-7,2 %). A titre de comparaison, pendant la crise financière de 2008 puis des dettes souveraines de 2012, le PIB de la Belgique ne s’est contracté qu’une seule fois, en 2009 (environ -2 %) et a frôlé 0 % en 2012 et 2013. La Commission s’attend toutefois à un rebond dès 2021 avec une croissance de 6,7 %. Le déficit budgétaire devrait passer de 1,9 % en 2019 à près de 9 % cette année. Tout cela aura évidemment un impact sur la dette publique, déjà problématique du point de vue de la Commission. Alors qu’elle était sur une pente descendante depuis plusieurs années, elle devrait cette année passer de 98,6 % à 113,8 %. Le taux de chômage devrait quant à lui atteindre 7 %, contre 5,4 % en 2019.

La Grèce la plus touchée

Dans l’UE, c’est la Grèce qui connaîtra la plus forte récession (-9,7 %) et la Pologne la plus douce (-4,2 %). L’Italie, la plus touchée par la crise sanitaire, devrait continuer de cristalliser les inquiétudes de ces dernières années à cause de sa dette gigantesque (134 % du PIB l’an dernier) et des prêts pourris dans les bilans des banques. « Cela pourrait avoir un impact sur ses conditions de financement » sur les marchés, prévient la Commission. Troisième économie de la zone euro, elle demande depuis plusieurs semaines que l’UE accepte des emprunts communs, pour qu’elle puisse financer sa relance sans avoir un impact trop important sur son endettement, pour ne pas perdre son accès aux marchés. Sa dette devrait se hisser jusqu’à 159 % du PIB, soit au-delà de 2.800 milliards d’euros.

 
 
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