Coronavirus - Le groupe aérien IAG, maison-mère de British Airways, frappé de plein fouet par le Covid

De janvier à mars, période qui ne prend en compte que le début du confinement en Europe, IAG a essuyé une perte nette après impôts et éléments exceptionnels de 1,68 milliard d'euros, contre un bénéfice de 70 millions d'euros un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires a plongé de 13%, à 4,6 milliards d'euros, d'après un communiqué. Le groupe prévient que le deuxième trimestre devrait être encore "bien pire" que le précédent.

"La performance du mois de mars a été sévèrement affectée par les restrictions de voyages imposées par les gouvernements en raison de la propagation rapide du Covid-19, qui a eu un impact considérable sur la demande", a expliqué le directeur général du groupe, Willie Walsh.

"Le gros de la perte est intervenu durant les deux dernières semaines de mars", avec l'entrée en vigueur du confinement notamment en France et au Royaume-Uni, ajoute-t-il.

Le patron d'IAG, qui devait quitter le groupe fin mars, est resté un peu plus longtemps que prévu aux commandes à cause de la crise mais il sera finalement remplacé le 24 septembre par Luis Gallego, qui dirige actuellement Iberia.

La reprise s'annonce lente, même avec les levées de confinement qui ont commencé à être progressivement mises en œuvre depuis le début du mois de mai.

IAG a dit ne pas s'attendre à une reprise "significative" des vols avant juillet et anticiper moitié moins de passagers en 2020, des projections "très incertaines qui dépendent de l'assouplissement des confinements et des restrictions de voyages".

Il a aussi estimé qu'il faudrait attendre 2023 pour que la demande retrouve son niveau d'avant la crise sanitaire, ce qui devrait entraîner le report de la livraison de 68 avions.

 
 
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