Ils se posent des questions sur la 5G : et vous?

Ils se posent des questions sur la 5G : et vous?

Grâce à sa grande capacité, la 5G connecte chaque objet du quotidien pour nous accompagner et veiller sur nous. Cette avalanche de nouvelles possibilités se heurte parfois à des craintes pour notre santé et notre bien-être. Qu'en est-il exactement ? Trois lecteurs nous ont posé des questions pertinentes sur la 5G, auxquelles des experts peuvent déjà apporter des réponses, plutôt rassurantes.

Sophie, Charleroi (29 ans) : "Je n'ai pas vu de nouvelles antennes arriver et pourtant nous avons la 5G. Pourquoi ?"

Le tout premier réseau 5G lancé par Proximus en Belgique émet dans le même spectre de fréquences que les réseaux actuels que vous utilisez, c'est-à-dire la 2G, la 3G et la 4G. La nuance est un peu technique, mais très importante : ce sont des fréquences de la 3G et de la 4G qui ont été réutilisées pour le lancement initial, avec un équipement plus moderne pour proposer la 5G. A terme, de nouvelles antennes seront déployées pour la 5G, afin d’atteindre des vitesses toujours plus hautes. Toutefois, ça se fera toujours dans le respect des normes d’émissions. Dans le domaine, d'innombrables études scientifiques ont été menées depuis des décennies, mais aucun impact négatif n'a été constaté dans ce spectre de fréquences.

Anas, Waterloo (34 ans) : "Ce qui me fait peur, ce sont les ondes millimétriques. C'est déjà le cas ?"

La 5G est similaire aux autres technologies des générations précédentes telles que la 2G, 3G ou 4G et utilise également des radiofréquences du même type. D’un point de vue technologique, les signaux émis par la 5G sont très semblables à ceux émis par l’actuelle 4G. Les aspects santé des radiofréquences ont été étudiés de manière scientifique depuis plus de 25 ans, en particulier pour celles utilisées en communication mobile. Près de 30.000 études ont été réalisées. La toute grande majorité d’agences internationales (notamment l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé) et nationales s’accordent pour affirmer qu’il n’y a pas d’indications que les radiofréquences de la téléphonie en dessous des seuils internationaux recommandés auraient des conséquences pour la santé. Ces limites fixées et adoptées par l’Organisation Mondiale de la Santé, largement suivies à travers le monde et recommandées par l’Union Européenne - sont de 41,2 V/m . Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les trois régions belges sont très loin en dessous de cette norme.

Dominique, Spa (45 ans) : "Ce qui m'inquiète, c'est que la vitesse de la 5G ne conduise à des signaux radio plus forts..."

Là encore, la réalité est beaucoup plus nuancée. Nous allons bénéficier de cette nouvelle puissance sans changement fondamental au niveau du rayonnement. Pour atteindre la pleine puissance, il faudra naturellement recourir à de nouvelles bandes de fréquences nécessaires pour augmenter la vitesse et la capacité, mais cela se fera dans le strict respect des normes applicables. D’ailleurs, les niveaux de puissance des signaux radio émis par les équipements radio 5G sont de même ampleur que ceux utilisés dans les précédents réseaux. Parfois même, ils sont inférieurs. En effet, la 5G permet en effet un contrôle adaptatif de la puissance – elle n’utilise pas plus de puissance que nécessaire – et une meilleure formation du faisceau – l’antenne ne transmet donc pas dans des directions inutiles.

Proximus réinvente le réseau mobile avec la 5G. Découvez tous les avantages de la 5G sur cette page.