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Le coronavirus questionne l’action policière dans les quartiers populaires de Bruxelles

Plusieurs faits d’actualités récents sont révélateurs d’une pression mise sur les quartiers, et plus particulièrement les jeunes issus des minorités qui y vivent. Une pression s’exprimant parfois dans la violence, se terminant parfois en drame. Un autre enjeu pour le « monde d’après ».

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Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 6 min

Ce qui est important avec ce déconfinement, ce ne sont pas les contrôles de police, mais la responsabilité de tout un chacun », relevait mercredi Sophie Wilmes en conférence de presse, renvoyant à l’existence de « zones grises » dans le contrôle des mesures d’application pour les semaines à venir. Une semaine plus tôt, un courrier envoyé aux bourgmestres francophones par le Délégué général aux Droits de l’Enfant, Bernard De Vos, s’inquiétait déjà des conséquences de ces « zones grises ». Faisant état de témoignages relatifs à « des stratégies d’intimidation et/ou d’humiliation suscitant incompréhensions et craintes chez les jeunes » et à des « usages illégitimes ou disproportionnés de la force » remontant d’acteurs de terrain en quartiers populaires, il y épinglait des mesures de crise porteuses « 

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18 Commentaires

  • Posté par Leotard Marc, vendredi 8 mai 2020, 22:13

    Payez mieux les flics et exigez un niveau intellectuel suffisant. Aujourd’hui on recrute n’importe qui, la lie de la population, des gens qu’on refuserait comme éboueurs ou mineurs. Aucune personne un peu civilisée ne songerait à devenir flic : la honte absolue ! Pour être admis il y a des tests. Par exemple, le poids : ne pas dépasser 100. Pour le QI ils ont gardé la même règle.

  • Posté par Pire Bernard, vendredi 8 mai 2020, 12:24

    Je suis persuadé que certains membres de la police ne sont pas exempts de reproches. La situation d'impunité qui régnait il y a quelques dizaines d'années n'existe plus et il existe des moyens de rapporter des comportements inacceptables, notamment via le Comité P. Par contre, ce qui est la vie quotidienne de nombreux policiers, notamment dans des grandes villes comme Bruxelles, ce sont les provocations, les insultes, les tensions, les quartiers de non droit où dealers et petites frappes sont les rois. Je ne parle même pas de la menace islamiste que nos braves politiques n'ont jamais osé contrer au nom du "vivre ensembles". Avec le résultat que l'on connaît... Je circulais à Bruxelles, du côté de Molenbeek, un jour durant le confinement. Devant moi, une voiture de police. Sur les rues : des groupes de gens qui fument et bavardent. Interdit, donc. La police n'est pas intervenue, sans doute pour éviter que l'affaire ne tourne à l'émeute ou à la bagarre. Par contre, on verbalise de petits retraités à la côte, c'est moins risqué. Gérer ces grandes villes, avec ses quartiers difficiles, sa concentration de population, sa spécificité, ce n'est pas chose facile. On ne peut pas justifier tout par la pénurie d'emploi, les conditions économiques difficiles, le déracinement ou autre justification habituelle, même si ces facteurs entrent en ligne de compte. Le problème, c'est souvent l'adhérence à un modèle de société. De nos jours, le repli identitaire est la norme. En soi, avoir conscience de ses racines est positif mais il doit s'accompagner d'un investissement dans le monde où on vit. Certianes communautés sont très fermées mais se fondent dans le tissu économique, par exemple les Juifs d'Anvers. Par contre, on a l'impression que d'autres vivent un peu dans des microcosmes de leur société d'origine, prenant ce qui est profitable dans le pays d'adoption mais rejettant tout le reste. C'est là l'enjeu de société. Je ne dirai jamais assez tout le mal que je pense de ces mégalopoles qui se construisent doucement et mangent inexorablement la campagne, des endroits où on entasse les gens par strates, où on les abrutit de télé, de drogue, d'idéologies à deux balles et de société de consommation.

  • Posté par Poullet Albert, vendredi 8 mai 2020, 9:29

    Ce sont des quartiers où l'insécurité est réelle, ce sont des quartiers où une jeune fille ne peut sortir le soir en rue, et encore moins si elle s'habille de façon sexy, ce sont des quartiers où existe une mafia qui contrôle les dealers de drogue, les policiers ne connaissent que le ce côté là et c'est aussi cela le problème d'où l'importance cruciale d'une police de proximité qui noue des contacts et fait des liens avec cette jeunesse . Investir sérieusement dans ce problème, c'est investir dans l'avenir de Bruxelles !

  • Posté par Weissenberg André, vendredi 8 mai 2020, 9:25

    Le seul véritable problème - il est bien mentionné dans l'article - c'est l'absence quasi-totale dans les quartiers de flics issus de l'immigration et connaissant les réflexes des jeunes, leur vocabulaire ainsi que leurs codes. Si chaque patrouille incorporait au moins un flic de ce type, la plupart des problèmes évoqués dans l'article ne se poseraient pas.

  • Posté par CREPIN Hugues, vendredi 8 mai 2020, 15:15

    L'autre danger, c'est de créer des policiers belges et des policiers "étrangers". Un policier est un policier, aussi bien vis à v is de ses collègues que vis à vis de la population. Jouer sur ce registre comporte de forts dangers.

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