Arne Quinze au «Soir»: «Laisser la nature tracer son propre chemin»

Arne Quinze, l’impressionniste belge du XXIe siècle.
Helen Anna Flanagan & Josefin Arnell, extrait de la vidéo  « Blood Sisters ».
L’expert scrute, au binoculaire, un bouddha cambodgien.
Philippe Geluck et son frère en sculpture, François Deboucq.
Le Chat a les boules : face à son sculpteur, l’impénitent tient un cornet de glace au parfum de souris.
Le Chat déambule
«Volt Tiles», 2017, faïence, prototype. Partant d’interrupteurs et de prises de courant à l’ancienne, Hugo Meert réalise de grands panneaux de carreaux en faïence destinés à tapisser les murs d’une salle de bain ou d’une cuisine. Une création dont il attend une production commerciale à grande échelle.
Pascal Bernier,  Accident de Chasse – Caracal,  2020. Taxidermie, bandages, vernis, acrylique, 40 × 13 × 26 cm, pièce unique, 12.000 euros.
Amal Alamuddin et George Clooney.
Dans son studio de Wulpen, Ozar Henry nous fait écouter sa reprise inédite de «The End» des Doors en 3D. Un moment d’une intensité et d’une beauté inouïes.
En mai 2015, la police allemande retrouve et saisit les deux chevaux de bronze sculptés par Josef Thorak.
Laurent Labat et Nina Drianne sont l’une des rares équipes de restaurateurs de métaux de Wallonie.
Bert Danckaert,  Teatros, Cine Lido,  2018, 110x147 cm, 2.850 euros.
Dans la première salle, trois sculptures mettent en scène des animaux taxidermisés. Dans «Cherubini Gemelli» (1987), deux loulous de Poméranie prennent des allures de frères ennemis dans leur landau. Avec, «Le second martyre de la Pieta» (1987), l’artiste donne sa vision de la figure éternelle de la mère, sous la forme d’une chèvre dont l’arrière du corps est emprisonné dans une chaise roulante, la condamnant à l’immobilité tandis qu’un miroir lui renvoie l’image de ce qui se passe autour d’elle. Enfin, avec «Les reines mortes» (1988), il mêle mythologie et rituels anciens ou contemporains avec cette truie (symbole d’abondance et de fécondité dans le monde celte), des coquilles d’oeufs contenant des cheveux, des bougies rappelant les offrandes chrétiennes et des pièces de monnaie dans une bassine comme sur d’innombrables fontaines attirant les touristes.
Se référant aussi bien à l’histoire de l’art occidentale qu’aux cultures d’autres continents, Xavier Noiret-Thomé fait surgir des regards dans plusieurs de ses toiles, comme ici où ce masque aux yeux illuminés semble observer la sculpture immobile de Henk Visch.
Casque de parade.
Une longue table traversant tout l’espace accueille les sculptures en bronze dans un parcours rythmé par les écrits de Jean-Paul Sartre.
«
Ce qui m’intéresse, c’est que les sculptures deviennent un parasite de l’esprit
: qu’elles perturbent notre ordinaire, la familiarité de notre vision de la nature. »
d-20200913-GHVXNL 2020-09-13 17:19:21
Au troisième étage, John M. Armleder a rassemblé les œuvres d’une quarantaines d’artistes et amis appartenant à sa collection. Un trop-plein inattendu créant de multiples connexions entre les œuvres qui semblent observer le visiteur.
Au rez-de-chaussée, sous la lumière brûlante du soleil dispensée par les hautes baies vitrées, les visiteurs se baladent entre les palmiers métalliques de David Zink Yi («
Neusilber-New Silver
», 2009). © D.R.