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Et si on arrêtait de s’inquiéter des ondes de nos smartphones?

Nos smartphones sont responsables de la majorité de nos expositions aux ondes. Si aucune étude ne le prouve vraiment, l’idée qu’elles seraient responsables de cancers a la vie dure. L’occasion pour les vendeurs de gadgets anti-ondes de surfer sur la peur.

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Journaliste au pôle Multimédias Temps de lecture: 3 min

Aujourd’hui, il est de bon ton de se plaindre des ondes auxquelles sont exposés en permanence nos corps. Rien d’anormal dès lors à ce qu’un célèbre influenceur partage sur son compte instagram un code promotionnel pour s’équiper d’un dispositif permettant de faire baisser les ondes émises par son smartphone. A première vue, le plan est séduisant : il suffirait de coller un patch ressemblant à un circuit imprimé au dos de son téléphone pour réduire de 70 % ses émissions d’ondes et éviter ainsi d’avoir le cerveau « bombardé ». Séduisant certes, mais efficace ? Rien ne le prouve.

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13 Commentaires

  • Posté par Vandenbussche Pierre, lundi 18 mai 2020, 0:11

    Votre article ne me semble pas faire une distinction claire entre les ondes émises par les antennes et les ondes émises par les appareils portables (GSM, smartphone, ....). Il faut savoir que la puissance captée par un organe humain est proportionnelle à la puissance émise par l'appareil ou l'antenne et inversément proportionnelle au carré de la distance. Ce qui pose éventuellement problème avec le terminal, c'est la grande proximité avec le cerveau ( -->échauffement); le fait d'utiliser un écouteur/micro déporté suffit à éliminer ce problème. Par contre, la puissance émise par les antennes est beaucoup plus importante, mais les distances aussi et donc, ce qui compte c'est l'intensité (et la fréquence) du champ en un endroit donné. Ce sont les normes environnementales qui précisent les limites autorisées. Et contrairement à ce que l'article suggère, ces intensités ne diminuent pas avec l'évolution technique. En tout cas pas pour passer de 4G à 5G. La preuve : à Bruxelles, les normes appliquées permettent la 4G, mais ne permettent pas techniquement le déployement de la 5G ... et la difficulté du débat consiste à justifier de les relever (ce qui montrerait que les normes de protection sanitaire changent en fonction des besoins technologiques!!!). C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Proximus essaie de passer en force dans certaines villes ... mais pas à Bruxelles! Au delà de ces précisions techniques, le débat de fond met le principe de précaution en opposition avec les avantages technologiques et économiques de la 5G... mais la technologie apporte-t-elle toujours un avantage pour l'humain. Intérêt fondamental d'avoir un frigo connecté?? de recevoir un plus grand débit de publicité??

  • Posté par Denoel Xaviet, dimanche 17 mai 2020, 10:15

    Votre article dit que la nocivité n'est pas certaine ... Rien ne prouve que cela soit sécurisé à 100%. J'invite les lecteurs à se faire leur propre opinion, notamment en prenant connaissance d'une résolution du Conseil de l'Europe à ce sujet : http://www.teslabel.be/politique/151-pollution-electromagnetique-conseil-de-leurope-et-etat-belge-le-grand-ecart

  • Posté par lucien Orban, dimanche 17 mai 2020, 10:28

    Que dire alors du rayonnement émis par le soleil et des millions d'autres planètes et autre trou noir, il suffit pour s'en convaincre de déposer un film photographique (cela existe toujours, j'en utilise fréquemment) une boîte plastique totalement opaque dans votre jardin ou sur le toit, si vous disposez d'une plateforme, de l'y laisser deux mois et ensuite de le développer ou de le faire développer votre film sera couvert de stries et d'un masque grisâtre dû au rayon X et autres gamma, qui nous bombardent malgré la puissance de la ceinture de Van-Allen qui ceinture les Pôles.

  • Posté par lucien Orban, mardi 12 mai 2020, 0:17

    Et si on s'inquiétait des ondes de nos cerveaux, ce que la nature nous distribue. Un jour, il y a quelques années dans mon quartier, il avait été question d'installer un wi-fi communautaire (une antenne parapluie) dans le clocher de mon quartier. Une réunion est organisée pour informer la population des avantages et des inconvénients du système et du prix demandé pour 1000 connexions, une femme en furie dérange la réunion avec son avocat et un huissier hurlant qu'elle est malade depuis trois semaines à cause du Wi-Fi installer dans le clocher de l'église, donc ils ont envoyé l'huissier dans le clocher qui devait être consolidé pour installer le parapluie Wi-Fi. L'huissier n'a pas voulu sacrifier sa vie pour une chose qui n'existe pas, devant les tribunaux elle a été condamnée pour harcèlement, elle a ordonné à son avocat d'aller à l'Europe pour que l'on reconnaisse qu'il y a bien le wi-fi dans le clocher.

  • Posté par Candide Kemmler, lundi 11 mai 2020, 12:57

    Vous écrivez cet article, de façon que je qualifierais de badine alors que, le 1er mai, un collectif de 434 médecins et 900 professionnels de la santé a signé en Belgique une pétition pour l'application du principe de précaution relativement au déploiement de la 5G. Car si vous dites que rien ne prouve la nocivité des ondes électromagnétiques "malgré de très nombreuses études", rien ne prouve non plus son inocuité. Or, au contraire de ce que vous dites, de nombreuses études montrent au contraire qu'il y a des effets non thermiques aux rayonnements électromagnétiques, et que combinés à l'exposition aux particules fines et aux perturbateurs endocriniens générés par la pollution, il y a des effets cocktails dont on commence à peine à mesurer l'impact. Sur un sujet aussi complexe et aux conséquences potentiellement aussi graves, j'estime que les Belges ont droit à une information plus dense et plus complète que ce que vous produisez régulièrement dans ces pages. Il ne s'agit pas de pousser des cris d'orfraie, mais de relayer le travail de gens sérieux dont la mission est de nous soigner et nous protéger. Nous vivons dans un monde complexe et oui, parfois dangereux. Il ne suffit pas de sortir sur son balcon à 20h pour féliciter les professionnels de la sané. Il s'agit de les accompagner dans un travail non seulement dangereux mais aussi intellectuellement exigeant et moralement éprouvant.

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