Sept ménages belges sur 10 propriétaires de leur logement; un sur cinq multipropriétaire

Si 96% des ménages les plus riches étaient propriétaires de leur logement propre, ce n'était le cas en 2017 que pour 3% des plus pauvres.

L'enquête montre également que malgré la reprise économique et la baisse des taux d'intérêt observées à l'époque de l'enquête, la plupart des Belges ne se sont pas tournés vers les actifs financiers plus risqués et plus sophistiqués, comme les actions, les obligations et les bons de caisse, leur préférant les dépôts et les plans de pension complémentaires ou les contrats d'assurance-vie.

Par rapport à la vague précédente de l'enquête (2004), les ménages belges se sont davantage endettés, en particulier sous la forme d'emprunts hypothécaires, lesquels ont grimpé de 22%. "Les ménages ont emprunté davantage par rapport à la valeur de leurs actifs et par rapport à leur revenu, ce qui pourrait accroître leur vulnérabilité à un choc négatif frappant leurs finances", constate la BNB. "Si les valeurs agrégées n'ont pas été excessives, un endettement important pourrait cependant devenir problématique pour certains ménages", poursuit la Banque nationale: l'enquête montre une proportion croissante de cas dans lesquels l'endettement est très élevé en comparaison du revenu annuel brut du ménage (plus de 300%) ou de l'ensemble de ses actifs (plus de 75%).

L'élévation des niveaux d'endettement, également par rapport à l'ensemble des actifs, signifie que la richesse nette des ménages belges s'est réduite entre 2014 et 2017. Selon la BNB, cette baisse a été plus marquée pour les ménages plus jeunes et pour les plus pauvres.

De manière générale, les informations de l'enquête sont également utiles "pour identifier des vulnérabilités potentielles chez les ménages, en particulier face à un choc sur leur revenu ou sur la valeur de leurs actifs, y compris en prenant en compte leurs niveaux d'endettement", conclut la BNB, pour qui l'enquête s'avère "particulièrement pertinente lorsqu'on analyse les effets potentiels de la crise découlant de la pandémie du Covid-19 et qu'on élabore les réponses de politique économique adéquates."

Les deux prochaines vagues sont prévues en 2020 et 2023.

 
 
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